La disparition de Mike Gineste et Jacques Pakeso, les deux militaires du Pacifique qui pourraient avoir été séquestrés et tués par une famille résidant dans le Var, s’est invitée au Sénat. Lana Tetuanui s’en est émue lors des questions au gouvernement, ce mercredi.
« Des dépôts de plaintes classés sans suite, des jeunes militaires classés déserteurs. C’est inimaginable. C’est une affaire qui scandalise toute la communauté du Pacifique (…) Au-delà de l’aspect judiciaire, et par respect pour les familles qui attendent des réponses, vous ne pensez pas qu’il y a là un problème ? Est-ce que des moyens ont été mis en œuvre pour les retrouver ? », s’est-elle interrogée.
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« Servir la patrie mérite bien plus de considération et de suivi dans de telles disparitions. Nos jeunes engagés sont très nombreux. Il est normal de s’interroger sur un si long silence pour les familles en attente », a ajouté la sénatrice de Polynésie avant d’annoncer qu’elle entendait prochainement demander la création d’une « commission d’enquête parlementaire sur des affaires aussi graves au sein de nos Armées ».
« Je voudrais d’abord vous dire notre profonde émotion et adresser nos pensées solidaires aux familles et aux proches de Jacques Pakeso et Mike Gineste. Bien sûr, nous nous tenons à leurs côtés. C’est toute la communauté nationale qui est touchée », a répondu la ministre des Outre-mer.
Naïma Moutchou a expliqué que Jacques Pakeso n’était pas considéré comme déserteur car il avait rompu son contrat avec l’armée quelques mois avant sa disparition. Quant à Mike Gineste, « une procédure a été engagée à une époque où l’armée de terre ignorait le sort qui était le sien ».
« A la lumière des récents éléments de l’enquête (…), la décision de résiliation de contrat pour motif disciplinaire va être rapidement retirée, ce qui entrainera une reconstitution de la situation du militaire », a-t-elle précisé.
Elle a également indiqué que « les chefs d’état-majors de l’Armée de terre et de la Marine vont adresser aux familles des deux militaires (…) un témoignage de soutien des Armées dans la tragédie qui les touche ». « Ils proposeront, si elles le souhaitent, des dispositifs d’accompagnement », a conclu la ministre des Outre-mer.



