C’est un front commun inédit que les représentants s’apprêtent à présenter devant les Nations Unies. Forte d’un texte voté par 53 représentants sur 57 à Tarahoi, la délégation entend afficher une méthode partagée, comme l’explique Tematai Le Gayic, président du groupe A Fano Ti’a : « Sur la méthode et sur le processus, qu’on puisse du mieux qu’on peut être en unité, parce que je pense que c’est ce qu’attendent les Polynésiens. […] La résolution qui a été votée a pour objectif d’ouvrir les discussions et de mettre en œuvre un programme de travail d’information. […] Nous ne demandons pas à l’ONU de décider à notre place, nous demandons à ce que ce soit les Polynésiens qui décident par la voie d’un référendum. »
Une démarche transpartisane que le Tapura Huiraatira a choisi d’accompagner. Pour le groupe autonomiste, ce soutien répond à un objectif bien précis sur le terrain diplomatique. « On aimerait vraiment qu’un comité de l’ONU vienne ici et constate de leurs propres yeux que notre réalité est complètement différente de ce qui est rapporté là-bas, déclare Tepuaraurii Teriitahi. Chacun tiendra son discours qui correspond à ses orientations politiques. Il est hors de question que les uns adoptent le discours des autres, on est tous d’accord que chacun reste dans sa posture.«
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Si la méthode d’affichage réunit Tavini, Tapura et A Fano Ti’a, des dissonances subsistent. Oscar Temaru a fermement dénoncé ce texte, qualifié de « combine ». Quant au président de l’Assemblée Tony Geros, initiateur de ce travail, il n’a pas souhaité s’exprimer avant le départ.
La délégation entame ainsi son déplacement dans un cadre institutionnel commun, mais avec des objectifs politiques opposés. Les auditions devant la 4e Commission se tiendront jusqu’au 9 octobre.



