Les 10 prévenus, parmi lesquels figurait un policier municipal de Raiatea, ont été reconnus coupables de trafic de stupéfiants et de blanchiment d’argent, ce jeudi, au lendemain de la tenue du procès.
L’organisateur du réseau a été condamné à 10 ans de prison ferme. Les autres mis en cause ont écopé de peines comprises entre 6 mois et 5 années de détention ferme. Pour la grande majorité d’entre eux, le tribunal a prononcé un mandat de dépôt à l’audience. Ils ont donc été incarcérés à l’issue du procès.
Les 3 femmes renvoyées à la barre pour blanchiment d’argent ont, elles, été condamnées à un an de prison ferme (sans mandat de dépôt), pour l’une, et à 12 et 18 mois de sursis pour les 2 autres.
L’enquête avait démontré que plusieurs des prévenus avaient effectué des séjours aux Etats-Unis. Un colis contenant un peu plus de 100 grammes de méthamphétamine avait également été intercepté au mois de mars par les agents des douanes. Ce qui avait permis aux enquêteurs de faire tomber l’équipe.
D’autres protagonistes du dossier se rendaient quant à eux sur l’île de Maupiti pour s’approvisionner en cannabis
« Ce dossier n’était pas celui d’un gros trafic de stupéfiants. On parle d’une quantité de 100 grammes de méthamphétamine et d’un petit trafic de paka », avait estimé en marge de l’audience, mercredi, l’avocate de l’un des prévenus, Me Béatrice Eyrignoux.
« Il y a une volonté du côté du parquet de faire un exemple sur les Raromatai. Je pense que ce n’est pas une bonne stratégie, car on a déjà eu d’autres dossiers aux Iles Sous-Le-Vent. Les gens, qu’ils soient à Tahiti, ou en métropole, doivent être pareillement jugés. Ce n’est pas parce qu’on est à Raiatea que l’on doit avoir un peine deux fois plus importante », avait de son côté regretté l’avocat du principal mis en cause, Me Loris Peytavit.



