Une virée nocturne qui coûte cher.
Placé sous surveillance électronique depuis quelques mois dans le cadre d’une condamnation précédente, Benjamin*, âgé de 26 ans, rentre de son travail en fin de journée pour regagner son studio, où il est tenu de rester sous peine de s’exposer à des incidents liés à son dispositif : s’il s’éloigne de chez lui, son bracelet sonne. Il doit le garder ainsi jusqu’en novembre.
Mais cette nuit du 29 août, il décide de s’en affranchir. Simplement, en arrachant le bracelet. Un incident est signalé peu après 23h. Depuis le service métropolitain chargé de surveiller le dispositif, les appels se multiplient, sans réponse de Benjamin. Les gendarmes se rendent à son studio. Ils ne l’y trouvent pas, mais découvrent le bracelet électronique posé sur une étagère.
Interpellé le lendemain sur les circonstances de cette sortie, Benjamin explique dans un premier temps que le dispositif s’est défait accidentellement. Il affirme être seulement parti chercher à manger, expliquant avoir oublié de faire les courses après son travail.
Un mensonge qu’il ne tient pas longtemps : il est rapidement établi que Benjamin, après s’être rendu dans une station-service, a poursuivi la soirée dans le centre-ville de Papeete. D’abord au Morrison, haut lieu de la fête à Papeete, puis au Ute ute. Lorsque l’établissement commence à fermer, il boit une dernière bière, avant de rentrer chez lui.
Benjamin a finalement été condamné à six mois de prison ferme, avec maintien en détention.
*Le prénom a été modifié



