Habituellement, à la Toussaint, les abords du marché de Papeete sont occupés par les stands de fleurs, à la différence de cette année… Mais les clients ont tout de même pu s’approvisionner chez les fleuristes du marché.
Isabelle Paofai est horticultrice à Papara et a obtenu une autorisation spéciale pour vendre à l’intérieur du marché : « La directrice nous a permis de faire notre floralie dans le marché. On pensait qu’il n’y aurait pas beaucoup de monde, et c’est tout le contraire ».
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Depuis le début de la semaine, le marché ne désemplit pas. Pourtant, selon les fleuristes du marché, la clientèle a fortement diminué. « Les gens ne sortent plus trop de chez eux, et ceux de la Presqu’île restent chez eux. Il n’y a que ceux de la ville qui viennent chercher les fleurs » nous dit Firmin Tetopata, fleuriste.
Beaucoup de familles ont préféré rester dans leurs communes respectives pour s’approvisionner en fleurs. Qu’à cela ne tienne, les fleuristes se sont adaptés. À Faa’a, les stands ont fleuri tout au long de la route. Mais il semble qu’un autre souci soit venu perturber les ventes : les productions horticoles ont diminué cette année. « On a reçu moins de fleurs cette année, mais en tout cas, la clientèle est là. On continue de travailler en tout cas » confie Mamy Elvina, fleuriste.
Dans la commune de Papara, le constat est le même. Et certains particuliers n’ont pas hésité à donner un coup de pouce aux horticulteurs pour les aider à écouler leur production. « Je remercie le propriétaire de cet endroit qu’il nous prête gratuitement pour qu’on puisse vendre nos fleurs » déclare Lise Teriitehau, horticultrice.
Si la pandémie de Covid-19 a perturbé la Toussaint cette année, elle n’aura tout de même pas réussi à gâcher la fête.



