Avant l’ONU, Temaru lance un appel « trans-partisan » face à l’État

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Ce mercredi, Oscar Temaru a diffusé un communiqué de presse faisant suite à sa déclaration du 18 juin dernier, dans laquelle il demandait à Moetai Brotherson de renoncer à fonder son parti, A Fano Tia. Un appel dont le président du Tavini Huiraatira semble avoir acté l'inefficience, espérant un élan "trans-partisan" coordonné par Antony Géros, en vue de la session d'octobre de la 4ème Commission de l'ONU.

Après avoir endossé le rôle de médiateur à l’échelle de son parti, Oscar Temaru revient à celui de militant devant l’ONU. Dans un communiqué envoyé aux rédactions ce mercredi, le président du Tavini Huiraatira lance un appel « historique« , car « trans-partisan » , s’adressant « à toutes les grandes formations politique représentées, de longue date » , au sein l’Assemblée, ainsi qu’à « tous ceux qui veulent, sans tarder, bâtir une Polynésie souveraine, libre de son avenir et capable d’inter-réagir au sein d’un monde où la mondialisation prévaut » , en vue de la session d’octobre de la 4ème Commission de l’ONU.

Une introduction qui ne mentionne pas A fano tia, le parti politique que Moetai Brotherson s’apprête à créer, mais dont le message est néanmoins similaire à celui porté par le président du Pays dans un récent entretien accordé à la Revue internationale et stratégique.

 

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Dénonçant ce qu’il qualifie de « manœuvres et attitudes qui ont toujours cours » dans le Pays, Oscar Temaru appel à un « front commun » pour demander à l’État l’ouverture du dialogue de décolonisation sous l’égide de l’ONU.

Face à ce qu’il désigne comme treize années d’inertie de la part de l’État depuis la réinscription de la Polynésie sur la liste des territoires non autonomes à décoloniser, en mai 2013, il rappelle qu’il fait « entièrement confiance » à Antony Géros pour, au-delà de « mener la barque » indépendantiste, « coordonner » les forces politiques de l’Assemblée.

« Dans ce contexte, je demande qu’à l’occasion de la prochaine réunion de la 4ème Commission de l’ONU, chargée des questions politiques spéciales de la décolonisation, d’octobre prochain, qu’une seule et unique voix se fasse entendre en provenance de notre Pays : Celle d’une plateforme unifiée représentative de tous les grands partis siégeant dans l’Hémicycle de l’Assemblée de la Polynésie. C’est d’une seule voix que nous devons demander à l’Etat français, puissance administrante, l’ouverture du dialogue de décolonisation, sous l’égide de l’ONU », conclut-il.

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