Ormuz : le blocage a des « répercussions énormes » en Asie-Pacifique, avertit la Première ministre japonaise

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Les difficultés d'approvisionnement en pétrole liées au blocage du détroit d'Ormuz ont des "répercussions énormes" en Asie-Pacifique, a averti lundi la Première ministre japonaise Sanae Takaichi lors d'une visite en Australie.

« La fermeture effective du détroit d’Ormuz a des répercussions énormes sur l’Indo-Pacifique », a affirmé Mme Takaichi à la presse après un entretien dans la capitale australienne avec le Premier ministre Anthony Albanese.

« Nous avons réaffirmé que le Japon et l’Australie resteraient en étroite communication pour réagir avec le sentiment d’urgence qui s’impose », a-t-elle ajouté. 

 

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Le détroit d’Ormuz, par lequel transite en temps de paix un cinquième de la production mondiale d’hydrocarbures, est bloqué depuis février, après des attaques israélo-américaines sur l’Iran. 

Environ 80% des hydrocarbures passant par cette voie maritime sont destinés aux pays asiatiques, selon l’Agence internationale de l’Energie. 

Le Japon et l’Australie veulent renforcer leur autonomie et leur résilience pour garantir leurs approvisionnements énergétiques, selon Mme Takaichi.

L’Australie est le principal fournisseur de gaz naturel liquéfié (GNL) du Japon, d’où provient 7% du diesel australien. 

Les deux pays ont également publié une série de déclarations visant à renforcer leurs liens en matière d’économie, de défense, et concernant les minerais critiques.

« Pour les Australiens, cela signifiera que nous serons moins vulnérables aux chocs mondiaux comme ceux que nous voyons en ce moment en raison du conflit au Moyen-Orient », a assuré Anthony Albanese. 

Les deux partenaires cherchent aussi à se défaire de l’emprise de la Chine. L’Australie a ainsi mis en avant ses ressources en minerais critiques, tandis que le gouvernement japonais a dit vouloir garantir un approvisionnement stable de ces matériaux.

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