Pékin a déclaré vendredi qu’un avion de patrouille anti-sous-marin P-8A néo-zélandais s’était livré à des « opérations de reconnaissance rapprochée et de harcèlement dans l’espace aérien » au-dessus des mers de Chine méridionale et orientale.
Ces manoeuvres « portaient atteinte aux intérêts de la Chine en matière de sécurité, augmentaient les risques de malentendus et d’erreurs d’appréciation, et perturbaient gravement l’ordre de l’aviation civile dans l’espace aérien concerné », a alors estimé un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères lors d’un point presse.
L’armée néo-zélandaise a répondu que l’avion effectuait une mission de surveillance des sanctions contre la Corée du Nord dans la région, mandatée par l’ONU.
« Ces activités ne visent pas la Chine, mais ont pour but de surveiller les contournements des sanctions des Nations unies contre la Corée du Nord, qui ont bien lieu en mer de Chine orientale et en mer de Chine méridionale », a dit un porte-parole de l’armée.
« L’équipage des Forces de défense néo-zélandaises a agi de manière professionnelle et conformément au droit international et aux procédures de l’aviation civile en vigueur dans la région », a-t-il ajouté.
La défense néo-zélandaise « a examiné les itinéraires empruntés et toutes les informations disponibles. Nous ne disposons d’aucune donnée indiquant qu’ils aient perturbé l’aviation civile », d’après le porte-parole, qui a indiqué qu’un « dialogue » avait eu lieu entre Wellington et Pékin à ce sujet.



