À 16 ans, Atamai est la seule Tahitienne à vivre à Palau

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Elle vient d’avoir 16 ans et porte deux prénoms : Adangel à Palau, Atamai à Tahiti. Seule Tahitienne installée dans l’archipel, l’adolescente a grandi en Polynésie avant de rejoindre l’île de son père il y a deux ans. Rencontre.

L’ambiance est survoltée à la Palau Mission Academy, un lycée adventiste qui accueille 120 élèves âgés de 13 à 17 ans. Ce jour-là, quatre équipes s’affrontent lors d’un tournoi de volley. Parmi les participants, Atamai Adangel Kitalong, une adolescente de 16 ans, polynésienne par sa mère et palauane par son père.

Après avoir grandi à Tahiti, la jeune fille s’est installée à Palau il y a deux ans. Elle vit aujourd’hui avec son père et ses grands-parents. Sa mère et ses frères sont, eux, restés au fenua, mais la famille s’efforce de se retrouver aussi souvent que possible.

 

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Atamai s’est rapidement adaptée à son nouvel environnement et à un cadre scolaire qu’elle juge moins strict qu’à Tahiti. « Les professeurs ici, ils te parlent, ils sont plus avec toi. Je suis plus ouverte qu’à Tahiti où j’étais plus timide », admet-elle.

L’adolescente a peu à peu vaincu sa timidité et trouvé sa place au sein d’un établissement très international. La Palau Mission Academy accueille, en plus des Palauans, des élèves taïwanais, chinois, japonais ou encore philippins.

Sa meilleure amie, Victoria Ledjerwood, est d’ailleurs slovaque. « Je l’aime beaucoup parce qu’elle est fun, et qu’elle aime le sport. D’ailleurs, parfois, je n’ai pas envie d’en faire, et grâce à elle, je m’y mets. C’est très facile de l’aborder, parce qu’elle est le genre de fille qui parvient à faire sourire tout le monde », confie-t-elle.

Atamai Adangel Kitalong (à droite) avec ses amis du lycée – Crédit photo : Mike Leyral/TNTV

Atamai s’est également liée d’amitié avec plusieurs élèves palauanes. Toutes décrivent une jeune fille singulière et parfaitement intégrée. « Elle est différente, mais dans le bon sens », lance l’une d’elles, aussitôt interrompue par une camarade : « Elle est unique ! » Une troisième ajoute : « Moi, en tant que Palauane, je la considère aussi comme une Palauane. »

Une intégration également saluée par Goie Valle, son professeur de mathématiques. « Venir d’un autre pays, comme elle l’a fait, et s’installer à Palau, je pense que ça l’a contrainte à s’adapter… mais, par la suite, ça lui a permis de mûrir, de découvrir son propre chemin, et grâce à ça, elle s’est très bien adaptée à notre lycée, la Palau Mission Academy », souligne-t-il.

Atamai dit aimer ses deux îles, avec tout de même une préférence pour le calme et la nature de Palau, ainsi que pour la simplicité des relations avec les habitants de l’archipel, qui en compte environ 20 000.

« Ici, ils sont plus ouverts qu’à Tahiti. Après, les Tahitiens sont trop gentils, j’aime bien. Mais ici, je dirais que c’est plus ouvert qu’à Tahiti », confie-t-elle.

Sportive et grande lectrice, Atamai ne sait pas encore vers quel métier elle souhaite se tourner. Une chose semble toutefois acquise : elle aimerait rester à Palau et continuer à faire vivre sa double culture, entre Tahiti et l’archipel de son père.

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