Terainui, un Tahitien dans les coulisses de Disneyland Paris

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À 23 ans, le Tahitien Terainui Paofai a posé ses valises à Disneyland Paris. De l'accueil du public à la gestion des rencontres avec les personnages, il nous raconte son parcours et son quotidien hors du commun.

Il se voyait steward, mais la vie l’a porté ailleurs. À 23 ans, Terainui Paofai vient d’intégrer l’équipe de Disneyland Paris en tant que Cast Member. « Je travaille sur l’accueil des théâtres à Disney Adventure World, et aussi les rencontres avec les personnages comme par exemple, Spider-Man, Avengers, et en ce moment il y a Toy Story. On va accueillir les guests, on va beaucoup échanger avec eux aussi, mais souvent de ce qu’on appelle de l’infoland, donc on va se déplacer tout autour du parc pour pouvoir renseigner les visiteurs au mieux, pour que leur journée se passe de la manière la plus magique possible.(…) Parfois je rencontre des Tahitiens, (…) ça reste quelque chose de spécial, dans le sens où je retrouve une partie de moi, malgré la distance qui me sépare physiquement de mon île. Et parfois ça m’arrive de porter la fleur, et c’est comme ça que je me fais beaucoup aborder par les Français métropolitains, qui connaissent certains mots en Tahitian, et qui viennent échanger avec moi sur la culture polynésienne. »

Après un BUT en technique de commercialisation avec une spécialité en business international obtenu à l’Université de la Polynésie française, Terainui décide de travailler pour payer sa formation de steward. Il passe son CCA, Cabin Crew Administration et l’obtient l’année suivante.
Mais avant de se lancer, le jeune homme souhaite d’abord se faire une expérience hors du territoire. Il postule donc à l’étranger et obtient un poste au Portugal au sein du centre d’appel français d’un réseau social. Peu après, il postule pour Disneyland Paris. « Ils te proposent directement un entretien. (…) C’était par visioconférence, mais ils font aussi des recrutements en présentiel.« 

 

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Terainui est d’abord sélectionné dans un « talent pool », avant d’être recruté en CDI 5 mois plus tard. C’est de retour au fenua qu’il apprend la nouvelle. « Lorsque je suis parti au Portugal, c’était un départ triste. Il y avait évidemment des larmes et tout. Mais lorsque j’ai quitté Tahiti pour venir en France avec une promesse de CDI, aucune larme. C’était vraiment juste de la joie. Tout le monde était content pour moi. »

Uniformes, procédures et sécurité

Dans l’univers Disney, les règles doivent être respectées. Pas question de se promener partout. « Pour le port de l’uniforme, on a plusieurs costumes, parce que lorsqu’on est sur l’Avengers Campus, ça ne va pas être la même chose que si je suis dans le théâtre de Minnie. Donc ça aussi, c’est important à respecter, parce que les univers ne se mélangent pas. Par exemple, je sais que ceux qui sont à Adventureland, dans le parc principal du Disneyland Park, ne peuvent pas aller dans d’autres Land parce que l’histoire ne coordonne pas. Donc même ça, lorsque tu portes l’uniforme, tu ne peux pas aller partout où tu veux dans le parc. Il faut respecter absolument le storytelling. »

Terainui est logé par Disney à seulement 15 mn du parc. Pas d’excuse pour être en retard. Et une fois à l’intérieur, tout est codifié. « Il y a énormément de procédures. Par exemple, quand il y a quelqu’un qui ne parle pas une langue qu’on comprend. On nous explique comment agir. » La sécurité est bien sûr une priorité, en particulier dans les espaces fermés. « Dans les théâtres, notamment, la sécurité est prise très au sérieux. (…) C’est la priorité lorsqu’on va dans les batiments. »

Port de l’uniforme obligatoire et encadré, sourire recommandé et trilinguisme apprécié. Le métier est exigeant mais enrichissant. En quelques mois, le jeune homme a progressé en anglais, en espagnol, en portugais et a même acquis des bases d’italien… « C’est l’une des raisons pour lesquelles j’ai choisi Disney, parce que c’est une firme multiculturelle, notamment au sein de l’équipe. Par exemple, en salle de briefing, tu peux entendre de l’italien, de l’espagnol. Et aussi du portugais, il y a des Portugais dans mon équipe. »

Concquis par la magie de Disney, le Tahitien se voit bien continuer encore quelques années même si son désir de voler est encore dans un coin de sa tête. « La magie de cet univers me porte chaque jour. C’est ce qui me fait tenir malgré la distance avec la famille. »

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