Distinction honorifique et programme Apple : le parcours brillant de Tevai Clavel en Australie

Publié le

Il aime apprendre et se dépasser. Tevai Clavel trace sa voie dans la tech en Australie tout en portant haut les couleurs de ses origines. Sélectionné parmi les meilleurs étudiants de son université pour intégrer le programme Apple Foundation, il partage son expérience sur les réseaux sociaux pour inciter les jeunes du fenua à viser haut.

Né en Nouvelle-Calédonie de parents polynésiens, Tevai baigne dans la culture du fenua depuis son plus jeune âge. De sa maman, professeure de ‘ori Tahiti, il hérite de l’amour de la danse. Son papa quant à lui, lui transmet sa passion du va’a.

Après son bac obtenu avec les félicitations du jury, il décide de revenir à ses racines, à Tahiti, afin de vivre ses passions. « J’ai pris une année de césure pour me consacrer tout d’abord au va’a (…) Par la même occasion, j’ai préparé mon test d’anglais, le IELTS, pour pouvoir étudier en Australie, puisque c’est une démarche obligatoire pour étudier dans un pays anglophone.« 

 

– PUBLICITE –

Car outre sa culture, ce qui fait vibrer Tevai… c’est apprendre. « J’ai participé à mes premiers concours scolaires quand j’avais 10 ans. (…) Je vois les études non pas comme quelque chose de basique, c’est-à-dire aller à l’école, avoir un diplôme et avoir un travail. Je vois les études comme une manière d’exprimer mon plein potentiel. Même si j’étudie des choses qui ne reflètent pas ce que je souhaite faire plus tard, j’arrive à transformer ces matières-là en quelque chose d’utile pour moi. »

En 2024, le jeune homme s’envole donc direction l’Australie. « Je prévoyais déjà d’étudier en Australie depuis que je suis au lycée. En termes de filière et en termes de projection sur mon avenir, je voyais l’Australie comme une excellente porte d’entrée pour moi, pour les projets que j’ai à mener », confie-t-il.

À Sydney, il intègre un cursus en sciences technologiques à l’UTS (University of Science Technology) et se spécialise en intelligence artificielle.

En plus de ses études, il n’hésite pas à se former en ligne. Ce qu’il aime, c’est créer. Déjà habitué au montage vidéo auquel il s’exerce depuis ses 15 ans au travers de promotions pour l’école de sa mère, il se lance désormais dans la création de site intenet. Dès sa deuxième année d’études, il lance sa petite entreprise. « En ce moment, je travaille à basculer mes services en anglais puisque jusque-là, ma page était en français. Ça prend du temps, ça demande du travail aussi parce qu’en même temps, j’étudie. En Australie aussi, nous sommes limités en tant qu’étudiants internationaux sur la quantité d’heures à effectuer par semaine de travail. Donc, je me dois de respecter cette limite. J’avance à mon rythme. »

Tevai s’impose une discipline stricte et des objectifs élevés. Rapidement, il se démarque. L’année dernière il intègre la Dean’s List, qui reconnait les meilleurs étudiants de son université. « Chaque université a ses critères. Certaines proposent la Dean’s List à partir de 80 sur 100, d’autres à 85. Dans la mienne, c’est plus de 85 sur 100 de moyenne annuelle sur l’ensemble des matières étudiées durant l’année. »

Le Polynésien a également l’opportunité d’intégrer un programme mené par Apple. « Notre université a la chance d’être en partenariat avec le programme Apple Foundation Program, qui est une formation intensive de quatre semaines où les étudiants retenus apprennent la manière de développer une application de A à Z à la manière d’Apple. Donc, ce n’est pas uniquement que du codage, c’est également des discussions, c’est également des interventions avec des professionnels, des professionnels agréés à Apple. Nous étions plus d’une centaine d’élèves à mon université à y postuler et uniquement 30 ont été retenus. »

Il y a peu, deux de ses projets sont sélectionnés pour le « Tech fest », un événement consacré aux technologies et à l’innovation qui permet aux étudiants de présenter leurs projets à des professionnels et de réseauter. « À la base, je n’avais pas du tout l’intention d’y participer. C’est l’université qui m’y a nominé dans mes deux projets. Le premier projet, j’ai été nominé dans la catégorie AI Showcase avec deux camarades de ma classe. Nous avons réalisé une intelligence artificielle capable de reconnaître les marques durant une course de Formule 1.(…) Le deuxième projet, c’est notre application que nous avons développée avec Apple. (…) C’est une application qui répondait à une problématique qui nous a été posée lors du stage Apple. C’est une communauté où les utilisateurs peuvent s’inscrire et rencontrer des personnes partageant les mêmes objectifs et les mêmes intérêts qu’elles. »

Les prochaines années, Tevai s’imagine rester en Australie. Il espère bien travailler dans le domaine de l’intelligence artificielle et « veiller à ce que ces outils soient utilisés à bon escient, dans de bonnes conditions, et éviter tout dérapage sur son utilisation ». En partageant son parcours sur les réseaux sociaux, Tevai veut inspirer d’autres Polynésiens et Calédoniens, leur donner envie d’oser. « Même en étant Polynésiens, venant d’une petite île, nous avons les capacités de nous démarquer. »

Dernières news

A lire aussi

Activer le son Couper le son