« Avis de contravention routière ». Le message a tout pour inquiéter son destinataire : un numéro d’avis, une date, une vitesse relevée et même la mention « Polynésie française (Gendarmerie nationale) ». Selon le SMS reçu ce lundi matin, le véhicule concerné aurait été contrôlé à 57 km/h sur une portion limitée à 50 km/h, à la date du 5 août.
Mais il s’agit d’une arnaque. Plusieurs indices doivent alerter. Le message provient notamment d’une adresse électronique en « @outlook.com », sans lien avec l’administration. Surtout, le prétendu « portail officiel » vers lequel il renvoie utilise une adresse en « .lat » imitant celle du véritable site gouvernemental. Le site officiel permettant de payer les amendes est amendes.gouv.fr.
– PUBLICITE –
Les auteurs du message poussent également la victime à interagir avec le SMS pour rendre le lien accessible : il lui est demandé de répondre « 1 », voire d’envoyer « un message quelconque » avant de rouvrir la conversation. Le destinataire est ensuite invité à consulter une prétendue photo de l’infraction ou à déposer une réclamation, autant de prétextes pour l’amener à cliquer sur le lien frauduleux.
En cas de réception de ce type de message, mieux vaut ne pas cliquer sur le lien, ne pas répondre et ne communiquer aucune donnée personnelle ou bancaire. Les services de l’État en Polynésie française recommandent de conserver les éléments utiles, notamment les captures d’écran, et de signaler les SMS suspects en ligne sur la plateforme 33700.
En cas de doute sur une contravention, il est préférable de se rendre soi-même sur le site officiel, en saisissant directement son adresse dans le navigateur plutôt que de suivre un lien reçu par SMS ou encore de contacter la gendarmerie.





