Quatre athlètes, deux femmes, deux hommes… et un même objectif : franchir chaque exercice ensemble. Mais ici, une difficulté supplémentaire vient corser les WOD : le worm. Un équipement en forme de long boudin, qui affiche 160 kilos sur la balance. Pour le déplacer, pas question de jouer en solo. Chaque mouvement exige une coordination parfaite entre les quatre équipiers.
Pour Pauline et son équipe First Timer, le worm est une découverte. Il faut trouver le bon rythme et s’accorder sur les mouvements. « On a eu l’occasion de les tester une fois la semaine dernière, parce que notre team s’est montée en last minute il y a deux semaines. Donc on avait testé une fois, ça s’était plutôt bien passé. Et là, en soi, c’est bien allé, parce qu’avec la fatigue, c’est toujours un peu plus dur. Quand on nous a annoncé les WODs, on a pris le temps de réfléchir à qui allait faire quoi. Et aussi pour que tout le monde passe et que chacun puisse récupérer aussi, parce qu’il ne faut pas que quelqu’un se crame. On est une équipe, il faut qu’on soit à quatre au début et à la fin. »
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À l’inverse, la Bat Gym connaît bien la recette. Vainqueurs de l’édition précédente, les athlètes de la catégorie RX reviennent avec de l’expérience et des automatismes. Mika Vidal et ses partenaires sont les seuls à finir ce premier WOD avec le worm. « Il y a plusieurs années qu’on participe à cette compétition. On commence à bien se familiariser avec le worm. Et comme tu disais, la particularité de cette compétition, c’est bien le worm. C’est ce qui donne un peu ce côté palpitant à cette compétition-là. Sur le papier, on met en place une stratégie. Parfois, la stratégie ne tient pas. Il faut qu’on reste lucide pour pouvoir réajuster les stratégies en fonction de l’intensité du worm. »
Derrière cette compétition, c’est toute une communauté qui se mobilise. La Pearl Pacific Contest rassemble les passionnés et pousse les athlètes à se dépasser. Une dynamique positive pour le crossfit polynésien, porté par des équipes toujours plus affûtées. « C’est la 7e édition qu’on fait. D’année en année, on est complétés de plus en plus vite, constate Léa Salles co-organisatrice. Cette année, on a complété les 32 teams en 3-4 heures. Tout le monde a hâte de venir se tester et de bouger différemment en équipe. »
« On voit qu’il y a de l’engouement pour le crossfit, ajoute Bastien Bacabara co-organisateur. D’année en année, ça augmente. Et d’année en année, le niveau augmente aussi. Et t’as mieux pour la polynésie, et t’as mieux pour le crossfit.
La barre est placée toujours plus haut au Pearl Pacific Contest. Aux équipes désormais de se préparer pour revenir encore plus fortes lors de la prochaine édition.



