Deux préavis de grève ont été déposés vendredi, l’un chez Air Tahiti et l’autre à la Somstat, la société responsable de l’avitaillement en carburant des aéronefs à l’aéroport de Tahiti-Faa’a ont annoncé ce dimanche nos confrères de Polynésie la 1ere.
Chez Air Tahiti, le préavis a été déposé par le Syndicat du Personnel Navigant Commercial d’Air Tahiti (Spencat), la CSIP et O Oe to oe rima. « Malgré notre forte implication professionnelle (…) l’ensemble du personnel des différents services rencontre de grosses difficultés à exercer son métier en toute quiétude », indiquent les syndicats. Les PNC, agents de ménage, pistards domestiques et internationaux revendiquent des primes et revalorisations mais aussi du matériel : talkie-walkie, lampes étanches, ou encore un renouvellement du parc de véhicules de certaines équipes.
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Les syndicats dénoncent aussi « les difficultés rencontrées par la population et le personnel des îles (…) en raison de l’insuffisance, voire l’absence de terminaux de paiements électroniques permettant les règlements par carte bancaire ». Les organisations syndicales demandent à la compagnie aérienne locale d’établir un état des lieux et d’étudier « la mise en place de solutions de paiement sécurisées et adaptées aux réalités des iles ».
Ils pointent par ailleurs un « manque d’effectif d’agent par vol » pouvant avoir un impact sur la sécurité.
Chez Somstat, la CSIP indique que les personnel subit « l’augmentation de l’activité » liée à « l’augmentation des vols et l’arrivée de nouvelles compagnies ». « En 2007, l’effectif était de 24 employés affectés aux activités de piste, de roulage et aux tâches administratives. Aujourd’hui, l’effectif est de 21 employés. Depuis la signature du protocole d’accord du 28 Mai 2026, le recours récurrent à des travailleurs intérimaires témoigne d’un besoin durable de main-d’œuvre pour assurer la continuité et le bon fonctionnement des activités. Par ailleurs, l’augmentation de la fréquentation aérienne, tant sur les lignes domestiques qu’internationales, entraine une charge de travail supplémentaire pour le personnel. »
La Confédération syndicale demande que 4 recrutements soient faits pour « répondre aux besoins actuels de l’entreprise ».
Sans accord, une grève pourrait débuter le 22 octobre et entrainer des perturbations sur les vols.



