Dans les cocoteraies, Jacob Paiahi avance à l’ombre des palmiers. Ici, pas question de laisser les noix de coco se perdre au sol. Une à une, il les ramasse, les ouvre, puis détache la chair à l’aide de gestes précis, maîtrisés au fil des années.
Une récolte qui demande du temps, de l’énergie, et surtout une vraie connaissance du cocotier. “Je fais un à deux sacs par semaine. Cela fait près d’une dizaine de sacs en un mois”, dit-il.
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Une fois séchée, cette matière première est acheminée par bateau jusqu’à Tahiti. Jacob fait partie aujourd’hui d’une poignée de personnes pratiquant encore cette activité ancestrale sur l’atoll.
“Quand on était jeune, comme tous les enfants on voulait s’amuser. On ne voulait pas apprendre. Mais nos parents étaient là pour nous emmener faire le coprah”, sourit-il.
Un travail exigeant, physique, mais essentiel pour l’économie de l’atoll. Et désormais, cette activité devient aussi un atout touristique pour Fakarava. Loin des sentiers balisés, les visiteurs découvrent les gestes du copraculteur et plongent, le temps d’une expérience, dans le quotidien des habitants.
“Cela fait un an que je fais ça. Je montre aux touristes comment il faut faire. Ils sont très contents. Ils disent toujours que le coprah c’est dur et qu’on est courageux. Personnellement, je ne laisserai pas tomber le coprah”, assure Jacob.
Une façon de voyager autrement pour ces visiteurs en quittant un instant les paysages de rêve pour découvrir ce qui fait réellement vivre l’atoll.



