Financements : le Pays se tourne vers la Banque asiatique

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Rentrée budgétaire à l’assemblée. Nouvelle piste de financement ou encore nouveau rendez-vous avec les communes : le président du pays fait quelques annonces dans son discours d’ouverture….

« Je vous annonce aujourd’hui que le gouvernement a l’intention d’adresser au président de la République une demande afin d’obtenir l’autorisation nécessaire pour engager une démarche d’adhésion du fenua à la banque asiatique de développement« , a déclaré en séance ce jeudi Moetai Brotherson.

Face à la contraction des financements de l’État, la Polynésie française cherche de nouveaux appuis. Le président du Pays souhaite engager une démarche d’adhésion à la Banque asiatique de développement, un bailleur de fonds actif dans le Pacifique. Mais il faut d’abord obtenir l’accord de l’État. « J’ai vérifié par mes services s’il y avait des blocages statutaires, réglementaires, à notre adhésion à cette Banque Asiatique de développement. Il s’avère que non. En revanche, il y a un prérequis, c’est que l’État soit d’accord. Il y a des petites contreparties financières, mais qui sont sans commune mesure avec ce qu’on pourrait en retirer.« 

 

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Trouver de nouvelles ressources, mais aussi répartir celles qui existent. Les élus se sont penchés également sur un amendement visant à augmenter la part des recettes du Pays versée au Fonds intercommunal de péréquation, principale ressource financière des communes. Un sujet qui divise dans l’hémicycle.

Autre point du discours de Moetai Brotherson : les réserves financières de l’assemblée. Le chef de l’exécutif invite les représentants à les mettre à contribution au bénéfice de la population : « Dans la période d’incertitudes que nous traversons, je veux le dire sans polémique, si l’assemblée souhaite aller au-delà du contrôle et participer directement à l’effort de résilience du pays, elle en a la possibilité. »

« Peut-être qu’il n’a pas assez à gérer avec son propre budget« , lance Nicole Sanquer.
« Presque à nous dire que, si vous voulez, occupez-vous du budget de l’Assemblée, mais ne vous occupez pas du budget de la Polynésie, tonne de son côté Tepuaraurii Teriitahi. Or, c’est les prérogatives des membres de l’Assemblée de la Polynésie que de contrôler le budget, que de contrôler également l’action du gouvernement. »

Au-delà des divergences, l’unité reste le message affiché. Après la mise en place des conseils des ministres délocalisés en début de mandature, le président du pays annonce désormais la création des conférences des archipels. Dans son propre camp, on reste vigilant… « Cette conférence, pour moi, doit matérialiser ces rencontres et doit être un endroit surtout pour décider des actions concrètes à mettre en œuvre et comment les décliner dans les lois et dans le budget de la Polynésie, estime Tematai Le Gayic. Si cette conférence permet cela, alors c’est une bonne chose. Si cette conférence est encore un endroit pour discuter, je pense que ce n’est pas nécessaire de multiplier les conférences justes pour discuter. »

L’appel à travailler ensemble est lancé. Reste à s’entendre sur les choix du prochain budget. Des discussions qui s’annoncent déjà longues, glisse-t-on dans l’opposition.

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