Avec leur forme cubique, leurs trois mètres à peine et parfois leur look insolite, les « city cars » restent discrètes face aux SUV et 4×4 du salon de l’automobile, mais elles attirent l’œil. Ces petites voitures électriques, légèrement plus grandes que les voitures sans permis, existent en version trois ou cinq portes et nécessitent le permis B. Au salon, elles permettent surtout aux concessionnaires de proposer un nouveau choix aux clients.
« Il en faut pour tout le monde, et avec l’arrivée des voitures électriques, on a ces petites voitures qu’on va appeler des ‘city cars’. Elles sont un peu plus petites que les voitures citadines, en 100 % électriques, et elles trouvent progressivement preneurs », explique le vice-président du syndicat des concessionnaires de l’automobile, Gilles Bonvarlet.
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Encore très minoritaires sur le marché local, les « city cars » sont présentes à Tahiti depuis trois ans environ. Avec seulement quelques modèles exposés au salon, ces voitures tentent progressivement de se faire une place.
« C’est une niche, le marché n’est pas vraiment focus sur ces voitures-là, mais en même temps, on en importe. Ça permet de prendre la température et d’offrir des alternatives à des véhicules qui sont un peu plus grands et un peu plus chers », précise le vice-président.
Avec des prix d’attaque inférieurs à 2 millions de Fcfp, ces voitures chinoises sont principalement conçues pour la ville. Leur taille facilite notamment les déplacements et le stationnement. De quoi attirer différents profils d’acheteurs.
« La consommation du Tahitien est large, ça part plutôt sur du gros format. Mais il y a une nouvelle génération qui s’intéresse à ce type de véhicules pour son côté pratique. Il y a donc les jeunes, mais aussi ceux qui veulent l’utiliser en plan B pour la ville », analyse Allen Timiona, commercial.
Pour inciter les jeunes à se tourner vers ce type de véhicule, l’un des concessionnaires propose une offre spécifique pendant le salon. « Pour ceux qui n’ont pas encore le permis, on fait une offre à hauteur de 100 000 francs pour les aider à passer le permis avec les auto-écoles », souligne Allen.
Dans les stands, une seule voiture sans permis fait son apparition entre deux 4×4. Elle est proposée dans le cadre d’une offre commerciale. Il est possible de repartir avec la petite voiture uniquement à condition d’acheter le modèle tout-terrain exposé à ses côtés. « A l’intérieur, c’est assez grand, il y a de la place pour avoir un pote à côté et mettre des affaires derrière, je me verrai bien dans cette voiture » avoue un collégien de 14 ans, Rowan. A noter qu’au fenua, l’âge minimum pour conduire une voiture sans permis est 16 ans, et il faut détenir le Brevet de Sécurité Routière (BSR).
Mais les gros modèles restent encore bien ancrés dans les habitudes polynésiennes, étant particulièrement adaptés au territoire, notamment en raison des montagnes et des routes vallonnées. Avec leur format réduit, leur côté pratique et leur prix plus accessible, les « city cars » commencent cependant à doucement attirer l’attention.





