Depuis dimanche, le corps d’une baleine est coincé dans les coraux, dans le lagon de Papara. Une première tentative d’évacuation avait dû être interrompue en raison de la forte houle. Ce lundi, pompiers, gendarmes et membres d’associations sont revenus sur place pour essayer de remorquer le cétacé jusqu’à la passe.
L’association Kuhane O Hiva a également organisé une cérémonie afin de lui rendre un dernier hommage. « Je suis ici pour la maman baleine qu’on a retrouvée morte hier. Et aujourd’hui, nous avons fait une cérémonie pour l’accompagner. Car j’estime que c’est une personne, comme nous », indique Ismaël Huukena, président de l’association.
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Le cétacé ne présentait aucune blessure apparente, hormis celles provoquées par les coraux. L’une de ses nageoires était coincée contre une patate de corail. Immobilisée, la baleine aurait pu mourir asphyxiée.
L’évacuation doit intervenir rapidement. La dépouille représente un risque sanitaire, mais également un danger pour les usagers du lagon, en raison des prédateurs qu’elle pourrait attirer. L’opération reste toutefois particulièrement délicate, compte tenu des conditions en mer et du poids de l’animal, estimé entre 30 et 40 tonnes.
« La baleine est dans les coraux. On a deux difficultés : on n’a pas assez de tirant d’eau pour le remorqueur s’il vient par le lagon, et si le remorqueur ne vient pas, on va essayer avec les moyens des pompiers, avec les bateaux qu’on a à disposition pour faire ce travail, ce qui est difficile, voire impossible », explique le lieutenant Roboam Domingo, chef du centre d’incendie et de secours de Paea.
Malgré les moyens engagés ce lundi, les équipes ne sont pas parvenues à déplacer la baleine. Une nouvelle tentative sera menée mardi matin à l’aide d’une embarcation de remorquage.

Son baleineau, situé à Mara’a, a quant à lui quitté le lagon dimanche soir. Il a besoin d’environ 400 litres de lait par jour pour survivre. Déjà affaibli, ses chances de survie seraient minimes s’il ne trouve pas une femelle allaitante susceptible de l’adopter.
Pour rappel, depuis 2018, l’approche des baleines à des fins d’observation est interdite dans les lagons, les baies et les passes.






