À Paea, 200 personnes mobilisées pour dire non à l’ice

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Environ 200 personnes se sont réunies ce samedi matin à Paea à l’initiative de l’association Herevairaiora, pour une journée de sensibilisation aux ravages de l'ice. Une première action communale pour l’association, organisée avec la commune de Paea et le Contrat de Ville.

Ils étaient environ 200 ce samedi matin, vêtus de blanc, à prendre part à la marche d’un kilomètre organisée par l’association Herevairaiora, pour dire non à l’ice.

C’est la toute première action communale de l’association, dont Herevai Tau est présidente. « C’est vraiment important pour nous, parce que comme on le voit, ça touche tout le monde, de l’enfant jusqu’aux adultes. La présidente veut surtout croire à la force d’une mobilisation collective. On peut semer la graine et faire quelque chose (…). Arrêter l’ice? Au début peut-être que non, mais petit à petit, si on se mettait tous ensemble, oui, pourquoi pas », poursuit-elle.

Au-delà de la prévention, Herevai insiste sur la nécessité d’accompagner les personnes confrontées à l’addiction. « Il ne faut pas pointer du doigt les consommateurs, les familles, mais plutôt les soutenir, les aider, parce qu’on n’est plus nous-mêmes », rappelle-t-elle.

« Seuls, on n’y arrivera jamais »

La journée était organisée en partenariat avec la commune de Paea et le Contrat de Ville, avec un objectif affiché : informer, prévenir et mobiliser la population. « À l’échelle communale, on a nos quartiers prioritaires, qui ont besoin d’accompagnement, et ce genre de choses, on ne peut pas que ça vienne en plus les mettre en difficulté », souligne Myrthana Largeteau, adjointe au maire chargée des Sports et de l’Emploi,

Pour Georges Doom, président du Contrat de Ville, la mobilisation doit désormais s’inscrire dans la durée et rassembler l’ensemble des acteurs. « Seuls, on n’y arrivera jamais. Seuls, on va vite. Mais ensemble, on va plus loin. Il faut qu’on s’unisse pour lutter contre ce fléau. Il ne faut plus attendre. Aujourd’hui, c’est grave et nous avons besoin de l’État, du Pays, des communes et de vous, les associations et la population », conclut-il.

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