Après plusieurs semaines de tensions autour de la mise en service du Dory 2, l’État, le Pays et le Port autonome de Papeete ont souhaité apporter leurs précisions. Dans un communiqué commun, les trois institutions assurent accompagner le projet depuis plus de deux ans, tout en rappelant que l’exploitation du navire doit respecter les règles relatives au séjour sur le territoire, au droit du travail, au règlement portuaire et à la sécurité maritime.
Sorti du chantier naval le 24 juin 2026, le Dory 2 aurait depuis fait l’objet de plusieurs constats de non-conformité de la part des services compétents. Selon les autorités, des irrégularités ont notamment été relevées dès le convoyage du navire concernant les procédures d’entrée et de séjour de certains membres d’équipage et personnels présents à bord.
Des manquements à la réglementation du travail sont également évoqués, notamment en ce qui concerne les autorisations délivrées par le SEFI. Les autorités indiquent que des procédures de régularisation ont été engagées lorsque cela était possible.
Le communiqué revient également sur le différend lié à l’accostage du navire à Papeete. Le Port autonome affirme avoir informé l’armateur, dès février, que l’utilisation du quai situé face à ses hangars dépendrait de sa disponibilité et du respect des règles de sécurité. Les 20 et 21 août, cet emplacement étant occupé, deux solutions alternatives auraient été proposées à proximité immédiate. Elles n’auraient toutefois pas été retenues par l’armateur.
Les autorités contestent par ailleurs les montants avancés concernant l’utilisation du terminal de croisières, présentée comme un facteur ayant affecté les engagements commerciaux de l’armateur envers ses passagers. Elles indiquent que ces sommes ne correspondent pas aux tarifs en vigueur, sans toutefois préciser les montants applicables.
Enfin, les inspecteurs de la sécurité des navires de l’État ont suspendu temporairement le permis de navigation du Dory 2 le 24 août. Cette décision faisait suite, selon le communiqué, à des constats techniques et organisationnels susceptibles de compromettre la sécurité des passagers et de l’équipage.
La suspension a depuis été levée, après que l’armateur a démontré une conformité jugée suffisante des installations et des équipements, ainsi que leur maîtrise par l’équipage grâce à la mise en place de formations adaptées.
L’État, le Pays et le Port autonome assurent rester disponibles pour accompagner l’armateur dans la mise en conformité de son exploitation. Ils réaffirment également leur engagement en faveur d’une desserte maritime des Tuamotu respectueuse des règles de sécurité, qu’ils présentent comme un enjeu économique et social majeur pour les habitants de l’archipel.



