Dans sa lettre adressée au président de l’Assemblée de la Polynésie française, Moetai Brotherson rappelle d’emblée que « le bon fonctionnement » des institutions du Pays repose sur « un dialogue constant, fluide et respectueux des prérogatives de chacun » .
Or, le président du Pays dit avoir constaté que « plusieurs représentants ou collaborateurs ont pris l’initiative de saisir directement, et de manière informelle, différents services de l’administration du Pays pour obtenir des informations ou formuler des demandes ». Pour le chef de l’exécutif, « ces sollicitations directes dérogent aux circuits réglementaires et créent des dysfonctionnements préjudiciables à la clarté de l’action publique » .
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« L’administration du pays est Placée, conformément à notre statut, sous ma seule direction et exerce ses missions selon une organisation hiérarchisée dans laquelle chaque service agit sous l’autorité de son ministre de tutelle » , poursuit-il, précisant que toute demande émanant d’une institution tierce doit être centralisée et arbitrée par le ministre de tutelle compétent.
En conclusion, le président du Pays demande à son homologue de « bien vouloir sensibiliser les représentants et leurs collaborateurs au respect rigoureux de ces principes hiérarchiques » et de veiller à ce que les futures démarches soient « exclusivement portées au niveau ministériel » .
La circulaire a sans surprise été critiquée par plusieurs élus, échaudés par les dernières semaines de tension à Tarahoi. Si la procédure de motion de renvoi du gouvernement Brotherson, suite au rejet du collectif budgétaire n°2, n’a pas abouti, le Tavini Huiraatira a acté sa volonté de renverser l’exécutif, tandis que du côté du Tapura Huiraatira, Édouard Fritch appelle Emmanuel Macron à « prendre position » en dissolvant l’Assemblée de Polynésie.



