Tumaraa : le haussariat demande l’annulation des élections

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Nouvel épisode au sein du conseil municipal de Tumaraa. Lundi, le Haut-commissaire a fait savoir à la commune qu'il saisissait le tribunal administratif afin de réclamer l'annulation des élections de quatre adjoints au maire et de deux maires délégués, le 4 juillet dernier.

Ambiance électrique dans les couloirs de la mairie de Tumara’a. Le contrôle de légalité effectué par les services de l’État suite au scrutin du 4 juillet ajoute de l’huile sur une situation politique déjà explosive. Dans un courrier reçu par les élus ce mercredi, le Haut-commissaire a annoncé saisir la justice administrative, en vue d’annuler les élections de quatre adjoints au maire et de deux maires délégués. En attendant la décision, attendue pour septembre, la commune tourne au ralenti.

Pour le maire de la commune Gérard Goltz, contesté par la nouvelle majorité, l’incertitude ne peut plus durer et le verdict démocratique doit être clarifié au plus vite par les électeurs eux-mêmes. « Le retour aux urnes, c’est la solution (…). Peu importe qui sera le vainqueur, ça pourrait être nous, comme ça pourrait être la partie adverse, mais au moins, ceux qui seront majoritairement élus auront une action positive pour le bien-être de notre commune, c’est tout », assure-t-il.

 

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Un point de vue radicalement opposé à celui de la nouvelle majorité, « stable » selon Raimana Dehors. Ce dernier conteste l’utilité d’un nouveau scrutin et privilégie l’attente sereine de la décision de la juridiction administrative, tout en dénonçant une volonté délibérée de blocage de la part du maire.

« Nous allons respecter la décision du tribunal administratif si les élections sont annulées, mais ça ne change rien au niveau de la majorité (…) Nous serons toujours majoritaires au niveau du conseil municipal (…). On a essayé de discuter avec (tavana Gérard Goltz) à deux reprises, il veut bloquer l’institution. C’est pour ça qu’il ne nous donne pas les délégations. Sans délégation, on ne peut pas travailler » déplore-t-il.

Alors que la commune s’enfonce dans une guerre d’usure politique, le quotidien des administrés reste suspendu à la décision du tribunal administratif.

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