Après plusieurs mois d’incompréhensions et de tensions autour de la zone de mouillage, riverains, propriétaires de voiliers et représentants de la commune ont enfin pu échanger dans un climat apaisé. Une première réunion qui marque le début d’un dialogue destiné à améliorer la cohabitation sur le lagon.
Au cœur des discussions, les riverains ont tenu à rappeler qu’ils ne s’opposaient pas à la présence des voiliers. Leur principale demande porte sur le respect de la réglementation, qu’il s’agisse des zones de mouillage, de la durée de stationnement ou encore du voisinage. Pour eux, une cohabitation est possible, à condition que chacun respecte les règles en vigueur. « On peut imaginer une cohabitation si tout le monde est d’accord. On est là pour accueillir. Si on est accueille, et qu’on n’est pas respecté, c’est encore à nous de s’adapter, et nous, on dit non. C’est à eux de s’adapter à nous, de s’adapter aux règles » affirme Raitua Thuau de l’association Uturaerea.

Un message entendu par les propriétaires de voiliers. Eux aussi se disent satisfaits de cette première rencontre et assurent vouloir construire une relation plus apaisée avec les habitants. « Je pense qu’il y a des points de vue qui peuvent être culturels, qui sont différents. Il y a des gens qui pensent qu’il est normal de résider sur l’eau et d’autres personnes pensent qu’il est anormal de résider sur l’eau, et donc ça fait des points de vue qui sont très opposés. Mais en tout cas, à la fin de cette réunion, c’est positif parce qu’il y a une volonté de réussite » admet Cédric, propriétaire d’un voilier.

Autre sujet abordé : l’emplacement de la zone de mouillage. Les riverains souhaitent son déplacement, estimant qu’elle empiète sur un espace traditionnellement utilisé par les habitants et qu’elle est située trop près de certaines propriétés. Une demande soutenue par le maire, Matahi Bortherson, qui propose que les deux parties adressent ensemble un courrier aux autorités compétentes. « J’ai demandé à toutes les parties de faire un courrier pour que ce soit écrit, et comme ça, on sait sur quoi se baser, et comment on va avancer dans l’avenir. C’est très positif, et on essaie d’arranger les choses pour pouvoir gérer quelque chose qui sera perein dans l’avenir et que tout le monde y gagne ».
Cette première réunion constitue un pas vers une cohabitation plus sereine sur le lagon. Les échanges doivent désormais se poursuivre, avec un autre dossier sensible à traiter : celui des épaves, dont la gestion reste en suspens.



