Obligation des balises VMS : les pêcheurs côtiers toujours mitigés

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Obligatoire depuis 2017, la balise VMS continue de faire réagir les pêcheurs côtiers. Après une réunion, ce mardi matin, avec des représentants de la DRM et de la DEPAM, l’intérêt du système de géolocalisation des bateaux semble mieux accepter mais des réserves persistent chez les professionnels.

« Ce sont les distances de sécurité qui m’inquiètent. Nous n’avons pas de preuves écrites que nous ne serons pas sanctionnés ». L’un des pêcheurs présents à la réunion a fait part de son inquiétude.

Car la navigation pour les bateaux de 3ème et de 4ème catégorie hors des 15 Milles nautiques est interdite.  Avant l’arrivée des balises VMS, ces pêcheurs ne risquaient pas grand-chose. Aujourd’hui, ils craignent des sanctions s’ils s’aventuraient trop loin en mer.

 

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« Tout le monde va loin mais c’est vrai que pour le moment on n’est pas sanctionné. Mais pour la sécurité des pêcheurs, moi je suis pour » a indiqué Tetuanui Rochette, pêcheur de Teahupo’o.

« On leur a rappelé que la navigation n’était pas de la compétence de la Direction des Ressources Marines mais de la DPAM. Le but de cette réunion, c’était d’apporter des réponses claires pour qu’ils prennent conscience que la DRM est là pour suivre leur activité de pêche et pas pour les sanctionner sur les distances », a de son côté expliqué Kevin d’Hauteserre, agent de la DRM.

Le VMS permet également de fournir des statistiques que les pêcheurs ont obligation de remettre tous les mois pour justifier l’usage de leur carburant détaxé.

Mais au-delà des diverses interrogations, les gens de mers ont surtout réclamé l’équité. En raison de soucis récurrents avec les pêcheurs professionnels de la Chambre d’agriculture, les coopératives souhaitent qu’ils soient eux aussi contraints d’avoir ce traceur à bord.

« Nous demandons une régularisation aussi vis-à-vis d’eux, puisqu’ils bénéficient des aides.  Et ils demandent aussi à avoir le même prix pour la glace, au prix des coopératives, alors ça ne va pas. Franchement ils ont un salaire, ils ont un métier. On leur donne encore des aides. Ils veulent profiter du système », s’est ému Steeve Vanbalou, le président de la coopérative Ravaai de Vaipoopoo

« Si aujourd’hui des doutes subsistes, on invite les gérants de ces coopératives à se rapprocher de la Direction des Ressources Marines afin d’éclairer ces zones de doute et de trouver des solutions ensemble » a rassuré Kevin d’Hauteserre.

Pour accompagner ces pêcheurs, un guichet a été ouvert ce martin matin. Plus d’une dizaine de demandes d’aides ont été enregistrées en ligne. A ce jour, seules les balises Atanor ou Némo ont été approuvées par la DRM, et le traceur doit rester à bord tant que la licence de pêche est active.

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