Sur le quai de Arue, la plupart des pêcheurs ont déjà entrepris les démarches de demandes d’aide à la DRM pour obtenir leurs balises VMS.
« C’est une bonne chose. On va savoir qui sont les vrais pêcheurs et ceux qui profitent du mazout détaxé et tout ce qui va avec », se félicite Pascal Matrinez, un pêcheur professionnel.
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Une satisfaction, aussi, pour le syndicat Rava’ai Mau qui milite aux côtés de la Direction des Ressources Marines depuis le début de l’année pour que cette obligation soit mise en place.
Après le mois septembre, si les poti marara et les bonitiers ne sont pas équipés de VMS, ils n’auront plus accès au permis de navigation qui leur ouvre les droits au carburant détaxé.
« Des fois, on est pointé du doigt. On veut un peu redorer notre blason car on bénéficie quand même de pas mal d’aides. On veut être transparent vis-à-vis de ceux qui contribuent à ce qu’on ait du carburant et des pièces détaxés », souligne le président du syndicat, Ralph Van Cam.
Aujourd’hui, seules deux sociétés ont répondu à l’appel d’offres de la DRM. Nautisports en fait partie. L’entreprise propose un boitier de fabrication française qui est positionnable sur l’ensemble du bateau.

« C’est un traceur qui est branché directement à la batterie. Et tu as un câble supplémentaire qui est branché sur le contact du moteur. La balise a été calibrée sur du 2G (…) Si le pêcheur s’amuse à la démonter, ça envoie un signal à la DRM », explique Romuald Tinorua, le directeur du service après-vente de l’entreprise.
A ce jour, deux bateaux sont équipés de ce matériel. La société table sur la pose d’une centaine de balises le mois prochain.
Mais ce qui inquiète aussi la filière, ce sont les sanctions. Pour attraper du poisson, certains pêcheurs dépassent la limite des 15 nautiques, la distance maximale autorisée pour ces navires de 3ème et 4ème catégorie.
« Seule la DRM aurait un droit de regard. Et elle n’est pas habilitée à sanctionner les distances, c’est le travail de la DPAM -la Direction Polynésienne des Affaires Martimes, Ndlr-. Mais il est mentionné qu’une autorité supérieure, c’est-à-dire l’État, pourrait aussi demander à avoir un droit de regard », indique Ralph Van Cam.
Et celui-ci d’ajouter : « On m’a expliqué que ça serait surtout en cas de soupçons sur un bateau qui ferait du trafic de drogue entre les îles Sous-le-Vent et ici ».
Pour que les professionnels puissent obtenir des réponses à leurs interrogations, une réunion est programmée mardi matin. A l’heure actuelle, 350 licences de pêches côtières auraient été délivrées.
Sollicitée sur le sujet, la Direction des Ressources Marines n’a pas souhaité réagir pour le moment.



