Avant chaque intervention sous l’eau, la préparation est une étape incontournable. Vérification du matériel, planification de la mission et procédures de sécurité : rien n’est laissé au hasard. Ce jour-là, les plongeurs de la société Submarine Service avaient rendez-vous à Hitia’a pour l’inspection annuelle des mouillages du dépôt gazier Mana Ito.
L’opération devait initialement conduire les plongeurs jusqu’à 40 mètres de profondeur afin de contrôler les corps morts et les ancres des mouillages. Mais un imprévu a contraint l’équipe à adapter son intervention. « Aujourd’hui, on avait prévu une inspection annuelle qui allait descendre jusqu’à 40 mètres pour la visite des corps morts et des ancres des mouillages. Le seul problème, c’est qu’on a un problème de caisson au Taaone qui est en panne (le caisson hyperbare du CHPF est de nouveau opérationnel depuis vendredi 5 juin, Ndlr). Donc on ne va pas faire des plongées à 40 mètres, on va se limiter dans une zone sans saturation pour éviter le moindre problème » explique Yan Paureau, responsable de Submarine Service.
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Faute de pouvoir effectuer des plongées profondes, les techniciens ont procédé à une vérification minutieuse de chaque élément en surface et jusqu’aux zones autorisées. « On va inspecter chaque partie de la ligne de mouillage. On va intervenir sur les coffres en surface, on va faire du graissage et on va vérifier tous les éléments qui composent une ligne de mouillage, à savoir les manies, le taux de corrosion des manies, le taux de salissure, si les manies sont bien sécurisées, bien serrées, si les émerillons tournent, si les cordes sont bien du bon diamètre etc. »
Sous l’eau, les installations doivent composer avec un environnement particulièrement dynamique. Coraux, algues et coquillages colonisent rapidement les structures immergées, ce que les plongeurs constatent régulièrement lors de leurs interventions. « Ils sont en assez bon état. Après, ce qu’on peut retrouver sur tous les éléments, c’est du corail, donc des algues et des petits coquillages. C’est normal, ça pousse, ça pousse bien. On voit la différence entre nos premières interventions ici et maintenant. Même il y a encore trois mois, il y avait un peu moins de présence de corail » précise Adam Montaron, plongeur.
Exigeant et parfois risqué, le métier de plongeur professionnel reste pourtant indispensable au bon fonctionnement des infrastructures maritimes du fenua. Avec seulement quatre à cinq entreprises spécialisées sur le territoire, le secteur parvient aujourd’hui à répondre aux besoins locaux en matière d’inspection, de maintenance et de travaux sous-marins.






