PICS 2 : la crypto, nouvel argument touristique pour la Polynésie  

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Des professionnels internationaux du Web3, des institutions et des acteurs économiques locaux sont réunis à Tahiti pour la deuxième édition du Polynesian Islands Crypto Summit. Alors que le tourisme polynésien cherche à capter une nouvelle clientèle adepte des monnaies numériques, banques et fintechs locales s'organisent pour déployer le paiement en crypto au fenua, sous l'œil attentif du Pays qui mise sur la prévention.

Le Polynesian Islands Crypto Summit (PICS) prend de l’ampleur pour cette deuxième édition. Sur un territoire où l’économie repose notamment sur le tourisme, l’intérêt de prendre ce virage technologique est grandissant.

« La crypto, ce n’est pas que de la spéculation, rappelle Hellmouth Banner, fondateur de DinoVox et organisateur du PICS. La crypto, ce n’est pas de l’argent magique qui circule sur Internet. C’est surtout un actif d’avenir qui est là pour durer, et dont les États, d’ailleurs, s’accaparent un petit peu les bienfaits. Il est important que monsieur et madame tout le monde, que les citoyens, et surtout chez nous au Fenua, comprennent un peu les tenants et aboutissants pour apprendre à s’en servir utilement. »

 

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Et notamment dans le secteur touristique, car la Polynésie française pourrait bien se distinguer comme destination où l’on vient pour dépenser ses cryptomonnaies. Tahiti tourisme l’a bien compris : « 2025 a été une année record avec l’accueil de 351 000 visiteurs, et elle a généré 100 milliards de Fcfp. Nous sommes sûrs que l’adoption de la crypto-monnaie comme moyen de paiement pour un séjour en Polynésie française serait un argument marketing et commercial très convaincant« , estime Iotua Lenoir, responsable développement durable et évènementiel à Tahiti Tourisme.

La démocratisation de ces actifs numériques fait également réagir les acteurs bancaires locaux. OSB a a profité du sommet pour annoncer la possibilité prochaine d’un paiement direct en crypto grâce à un partenariat avec la fintech Lyzi.

« Le touriste américain il verra sur le comptoir du commerçant, l’acceptation des crypto. Et du coup le commerçant sur son TPE affichera un QR code, le touriste avec son téléphone va scanner le QRcode. Ça va ouvrir à la fois son porte feuille crypto, il choisira quelle crypto il veut utiliser pour payer et la transaction se fait en quelques secondes. Le commerçant sera payé le lendemain en francs pacifiques« , explique Sebastien Puravet, directeur général délégué de l’Océanienne de Services Business (OSB)

Chez NiuPay, établissement de paiement local, on s’ouvre aussi à l’idée d’intégrer les crypto actifs. Jules Puente Castan, nouveau directeur commercial de l’entreprise, a co-fondé et dirigé Lyber, une plateforme destinée à l’achat, la vente et le transfert de crypto monnaies.

Désormais à Tahiti, son rôle sera de « développer de nombreux projets chez NiuPay, que ça soit côté paiement, ‘innovation dans le paiement puisque aujourd’hui, c’est le cœur de notre métier, confie-t-il. L’idée, c’est aussi évidemment de proposer potentiellement des services liés à la technologie de la blockchain. »

Une technologie qui présente aussi des risques. Arnaques, manque de compréhension : le Pays entend accompagner cette démocratisation par de la prévention. Le directeur de la direction générale de l’Economie numérique (DGEN) Raimana Lallemant, était d’ailleurs présent. « C’est pour ça qu’aujourd’hui, on soutient l’événement PICS2. C’est pour ces actions de sensibilisation sur tous ces éléments qui malheureusement conduisent parfois à des arnaques, à des gens qui perdent de l’argent. PICS2 permet, au travers d’ateliers, au travers de conférences, d’y voir plus clair. »

Un plongeon dans l’industrie Web3 qui se poursuit ce week-end au grand chapiteau de la Présidence et dans les jardins de Paofai.

Consultez le programme de l’événement en cliquant ici

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