Un nouvel acteur du fret aérien fait son apparition en Polynésie française. Posé actuellement en zone nord de l’aéroport de Tahiti-Faa’a, un ATR 72-500 cargo attire les regards. Il s’agit du premier appareil de la compagnie Motu Link, entièrement dédié au transport de marchandises.
Arrivé sur le territoire il y a environ un mois, l’avion est en attente des dernières validations administratives avant son entrée en service. À bord, la cabine a été aménagée pour optimiser le chargement, avec une répartition des marchandises en fonction de leur poids.
L’objectif de la compagnie est clair : répondre à une demande croissante en logistique, dans un contexte où les capacités de transport restent limitées, tant sur le maritime que sur les vols réguliers. « On va venir répondre à la grosse demande des populations et des professionnels de Tahiti et des îles. Parce qu’aujourd’hui, on sait la pénurie en termes de disponibilité sur les bateaux et aussi les vols d’Air Tahiti aujourd’hui » indique Alexandre Mu, PDG de Motu Link.






Dans un premier temps, plusieurs destinations jugées stratégiques sont ciblées : Raiatea, Bora Bora, Rangiroa, Nuku Hiva ou encore Tubuai. Des lignes caractérisées par des flux importants, à l’aller comme au retour.
La compagnie prévoit également d’étendre ses opérations vers des zones plus isolées, notamment certains atolls des Tuamotu comme Arutua, Ahe ou Manihi, où la demande en affrètement est particulièrement forte, en particulier pour le transport de nacres.
Avec une capacité d’emport de 8,2 tonnes pour un volume de 75 m³, l’appareil permettra d’acheminer aussi bien du fret sec que des produits périssables ou encore des animaux vivants. « On transportera, comme c’est prévu, du tout cargo. Donc on prendra du fret sec, du périssable, des animaux vivants… L’avion répondra en termes de timing. Donc le périssable arrivera beaucoup plus tôt. Donc ça va être intéressant pour les îles, pour la partie fraîcheur » précise Mikael Teikihuavanaka, superviseur escale.
Les premières rotations devraient être consacrées au transport de nacres d’ici une dizaine de jours, avant un élargissement progressif des activités.
À plus long terme, Motu Link envisage déjà de renforcer sa flotte avec un deuxième, puis un troisième avion, afin d’accompagner le développement du fret aérien en Polynésie et dans la région.



