Hoani fait partie de la première promotion de la Licence Sciences de la Transition Écologique et Sociétale, parcours Insularités Durables. Un cursus pensé pour répondre aux enjeux des territoires insulaires.
« Quand cette Licence s’est ouverte, je me suis dit que ce serait l’occasion pour moi de continuer dans le parcours de développement durable que j’avais déjà connu. C’était une opportunité de pouvoir en savoir plus sur notre territoire, en savoir plus sur les métiers qui existent et ceux qu’on ne connait pas », explique la jeune fille.
Une fois diplômée, elle souhaite « œuvrer pour le territoire » en participant « à des projets en lien avec la préservation de l’environnement » : « Je trouve que c’est important de préserver l’endroit d’où l’on vient. »
Transition écologique, transformations économiques, la formation est pensée spécifiquement pour le fenua, partagé entre vulnérabilité environnementale et besoins de développement.

Dès la prochaine rentrée, un nouveau parcours s’ouvrira, consacré aux questions maritimes et aux défis liés à l’océan.
« C’est une licence transdisciplinaire qui mobilise des savoirs variés pour répondre au défi de demain en matière de transition et pas uniquement de transition climatique ou énergétique », souligne le président de l’Université Jean-Paul Pastorel.
L’objectif ? « Former des cadres pour la Polynésie, dont elle a besoin pour envisager et appréhender tous ces changements, toutes ces transitions dans toute leurs dimensions (…) C’est une façon de coller aux besoins du territoire ».
Une façon d’accompagner les mutations en cours et de préparer celles à venir. « L’Université de Polynésie Française répond aux besoins du territoire et le travail qui sera amené avec le président de la Polynésie Française, mais aussi avec le Ministère du Travail, c’est d’avoir une cartographie plus précise des nouveaux métiers, des métiers de demain », indique de son côté la ministre de l’Education, Samantha Bonet-Tirao
Si certains métiers restent encore à inventer, former dès aujourd’hui celles et ceux qui porteront les transitions, c’est déjà investir dans la jeunesse et dans l’avenir du fenua.



