A l’issue de 3 journées d’audience lourdes en émotions, qui se sont déroulées à huis clos, l’accusé de 17 ans à l’époque des faits, a été reconnu coupable du meurtre du jeune Manoa, tué de plusieurs coups de marteau à la tête, pour son vélo, en septembre 2024, à Mahina.
Après plus de 3 heures de délibérations, les jurés l’ont condamné à 16 ans de réclusion, assortis de 10 ans de suivi socio-judiciaire, une peine légèrement en deçà de celle requise par l’avocat général Michel Mazars, qui avait réclamé 18 ans de prison.
Lors du procès, le jeune homme a changé de version quant à son implication. Il a en effet nié avoir porté des coups de marteau à Manoa, rejetant les violences sur son cadet.
Un revirement soudain mis à mal par le plus jeune de la fratrie, sorti de détention pour témoigner au procès.
« Il n’a pas confirmé cette version des faits. Il a juste gardé le silence », a confié, en marge de l’audience, l’avocat de la mère de la victime, Me Thibaud Millet.
Pour le pénaliste, ces déclarations n’étaient de surcroit pas crédibles : « L’avocat général a noté que lors de sa troisième audition en garde à vue, il avait décrit précisément le nombre de coups portés et leurs points d’impact qui concordent » avec les conclusions faites par le médecin légiste.
Le mois dernier, le plus jeune des 2 frères avait été condamné à 13 années de prison par le tribunal pour enfants, ainsi qu’à un suivi socio-judiciaire de 10 ans.
La mère de Manoa, par la voix de son avocat, espère désormais aller de l’avant et ne pas avoir à revivre une nouvelle audience en appel. « Il y a eu suffisamment de violence institutionnelle avec ces 2 procès », a soufflé Me Millet.
Une fois le verdict rendu, les parents de Manoa et ceux des 2 frères se sont pris dans les bras.



