Dans un communiqué publié ce lundi, ils assurent que cette aire marine protégée est « pleinement appropriée par la population locale » et rappellent qu’elle a été construite en concertation avec les habitants, les pêcheurs et les élus de l’archipel, et que les Gambier sont « aujourd’hui fiers de leur AMP » et qu’elle est « portée par les habitants eux-mêmes ».
Les signataires soulignent que l’AMP, créée en 2025, comprend une zone de protection côtière de 15 milles nautiques autour de Mangareva et de Temoe, réservée à la pêche artisanale, ainsi qu’une zone de protection stricte de 700 000 km², « la plus vaste au sein de l’AMP Tainui Atea qui couvre l’ensemble de la ZEE de la Polynésie françase ». Ils affirment que, selon les données de la Direction des ressources marines, cette dernière représente moins de 0,2 % de l’effort de pêche des thoniers polynésiens entre 2013 et 2023, limitant ainsi son impact sur la filière.
Le communiqué rappelle également que quatre missions de concertation ont été menées entre 2025 et 2026 avant l’adoption du plan de gestion en Conseil des ministres, le 8 juin dernier. Les auteurs dénoncent enfin « certaines affirmations relayées récemment dans plusieurs médias » et assurent que les ONG accompagnant le projet n’ont aucun pouvoir de décision. « Les décisions de gestion relèvent exclusivement des autorités publiques compétentes et des instances locales de gouvernance », insistent-ils.
Et de conclure : « L’AMP des Gambier démontre concrètement la capacité de notre archipel à construire des solutions adaptées à ses besoins. Elle rassemble les acteurs du territoire autour d’un objectif commun : protéger notre océan et soutenir une économie bleue durable au bénéfice des générations présentes et futures ».



