Grève à Air Tahiti : bras de fer juridique autour de la présence de personnel extérieur

Publié le

Initialement prévu ce jour, le référé introduit par la CSIP concernant la présence de personnel extérieur sur le tarmac de Tahiti-Faa'a a été renvoyé à mardi. Le syndicat dénonce des pratiques illégales, tandis que la direction d'Air Tahiti pointe une instrumentalisation de la justice.

Nouveau report dans le bras de fer judiciaire entre la CSIP et Air Tahiti. La CSIP avait déposé un référé afin que soit examinée la présence de personnels extérieurs à Air Tahiti sur le tarmac de Tahiti-Faa’a.

L’avocat d’Air Tahiti parle « d’instrumentalisation de la justice ». Une accusation que réfute Me Usang, avocat du syndicat : « Ce n’est pas l’instrumentalisation de la justice. Le syndicat a constaté l’utilisation du matériel d’Air Tahiti par des sociétés étrangères, avec la main d’oeuvre étrangère. C’est normal que le syndicat s’offusque de ces pratiques complètement illégales ».

La CSIP pointe du doigt la présence de 2 pistards de la compagnie Air New Zealand et d’un autre agent pour Air France sur le tarmac. Trois personnes soupçonnées de venir remplacer du personnel gréviste. « Air Tahiti se positionne au regard de la jurisprudence française, mais nous ne sommes pas en France, nous sommes en Polynésie, avec un code spécifique à la Polynésie, souligne l’avocat. Elle n’a pas le droit parce que c’est pour défendre le droit de grève, pour éviter que les entreprises, les employeurs cassent le mouvement de grève en recrutant des CDD, des intérimaires ou tout autre procédé comme prévu par le code. »

L’audience devrait donc se tenir ce mardi.

Dernières news

A lire aussi