Hawaiki Nui Va’a : le sort de la 33e édition fixé samedi

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La 33e édition de la Hawaiki Nui Va'a pourrait ne pas avoir lieu. Face aux mouvements de grève qui touchent notamment Air Tahiti, la Somstat et le secteur de la santé, le comité organisateur a décidé de se donner jusqu'à samedi 24 octobre, à 9 heures, pour prendre une décision définitive.

La Hawaiki Nui Va’a 2026 aura-t-elle lieu ? À quelques jours du coup d’envoi de la célèbre course de va’a, l’incertitude est désormais totale. Réuni ce jeudi 22 octobre, le comité organisateur a examiné les conséquences des mouvements sociaux en cours sur le bon déroulement de la compétition. Et le constat est préoccupant : sans amélioration de la situation d’ici samedi matin, la 33e édition sera annulée.

« Le comité s’est réuni et nous venons de finaliser notre décision. On a étudié plusieurs paramètres, notamment la sécurité, par rapport à nos taote, nos infirmiers, nos urgentistes… qui sont très importants dans l’organisation », explique Élise, dite Tutu Apuarii Maamaatuaiahutapu, présidente du comité organisateur.

 

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Les grèves qui touchent le Centre hospitalier de la Polynésie française (CHPF) et la Direction de la santé suscitent en effet des inquiétudes quant à la prise en charge médicale des participants. Un point sur lequel la présidente se montre particulièrement ferme : « Ce que j’ai peur, c’est au niveau de la sécurité sur l’eau. On ne pourra pas se permettre de passer outre. »

Air Tahiti et la Somstat au cœur des inquiétudes

Mais les difficultés ne se limitent pas au secteur de la santé. Les mouvements sociaux chez Air Tahiti et à la Somstat, chargée notamment du ravitaillement en carburant des avions, font également peser une menace sur les déplacements nécessaires à l’organisation de la course.

« Ce qui bloque à l’heure actuelle, c’est au niveau de Air Tahiti. Au niveau du carburant avec la Somstat… Donc je ne pense pas qu’ils pourront tenir. Des vols vont être annulés par la suite », redoute la présidente.

Le comité organisateur a donc fixé un ultimatum au samedi 24 octobre, à 9 heures : « Nous allons attendre jusqu’à samedi 9 heures, avant que le Tahiti Nui parte. A savoir que pour faire déplacer ce bateau, cela nous coute énormément cher. Samedi, ça sera vraiment la décision finale. Nous, on essaie d’arranger tout le monde, d’arrondir les angles… Mais samedi, c’est le dernier délai », insiste-t-elle.

La Hawaiki Nui Va’a prise « en otage »

Au-delà de l’aspect sportif, c’est tout un tissu économique qui pourrait pâtir d’une annulation. Hébergements, restauration, transports, commerces et petites activités locales : la Hawaiki Nui Va’a représente aussi un rendez-vous majeur pour les îles Sous-le-Vent.

« Ce que je regrette énormément, c’est qu’on ne voit pas tout ce qu’il y a derrière cette compétition, tout ces gens qui y participent, les communes qui ont participé humainement et financièrement, les partenaires, les clubs qui ont déjà investi et réglé la totalité de leurs billets, leurs hébergements, la restauration… sans oublier toutes les petites mains qui sont sur Huahine jusqu’à Bora Bora. Les ventes au bord de route… C’est l’économie des Raromatai. C’est vraiment dommage », déplore Élise Maamaatuaiahutapu.

La présidente ne cache pas non plus son amertume face au calendrier des mouvements sociaux. « Ils auraient dû faire grève après la Hawaiki Nui Va’a, et ne pas prendre la Hawaiki Nui Va’a en otage », estime-t-elle.

Dans son communiqué, le comité organisateur dit mesurer la déception que cette situation pourrait provoquer chez les clubs, les rameurs, les bénévoles, les partenaires et le public.

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