Conflit dans la Santé : Raihei Ansquer « obligée de se déporter », Vannina Crolas en charge du dossier

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Ça bloque toujours. Si le Pays se dit toujours "ouvert" aux discussions, aucun accord n'a pour l'instant été trouvé dans le conflit en cours au CHPF et à la direction de la Santé. La ministre Raihei Ansquer a dû passer la main à Vannina Crolas, en charge de la Fonction publique.

La grève se poursuit au CHPF et à la direction de la Santé. « On est attentifs au déroulement de la grève, a assuré mercredi soir le président du Pays. On tient à remercier la direction de la Santé et celle du CHPF et tous les personnels qui sont mobilisés pour assurer le service minimum. Pour l’instant on n’a pas d’incident. On reste attentifs parce que c’est une préoccupation constante. On reste ouverts à la discussion. C’est ce qu’on a dit à A ti’a I Mua. »

Le dossier est géré par la ministre en charge de la Fonction publique Vannina Crolas. « La ministre de la Santé a été obligée de se déporter. Elle est elle-même PH (personnel hospitalier, NDLR), elle ne peut donc pas participer à ces discussions sinon elle irait directement au tribunal. Donc le dossier a été confié dans son intégralité à la ministre de la Fonction publique. Ce n’est pas qu’on a voulu écarter la ministre de la Santé. C’est une obligation légale », explique-t-il.

 

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Pour le président, la difficulté est de « faire un exercice d’équilibre où il faut à la fois se préoccuper d’essayer d’augmenter l’attractivité, puisque c’est le problème principal auquel il faut qu’on s’attaque, l’attractivité sur les PH, mais il faut aussi ne pas négliger le reste de la Santé ».

Le secrétaire général de la CSTP-FO Patrick Galenon estime lui que « ça bloque toujours parce qu’à l’heure où je vous parle il y a vraiment des problèmes difficiles à gérer. J’avais déjà proposé de séparer l’administration de la Santé de l’administration générale. Ça pose des problèmes. (…) J’espère que le conflit ne va pas durer, que le Pays reverra sa position dans l’organisation. Ce n’est qu’une organisation et on nous oppose l’économie. On peut chercher les économies mais on ne les met pas au bon endroit. « 

Parmi les principales revendications figure une augmentation salariale de 5,5 % mais surtout la création de 105 postes au sein de la direction de la santé, en particulier dans les hôpitaux périphériques de Raiatea, Nuku Hiva, Moorea et Taravao.

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