Au fenua, les courses hippiques en quête de nouveaux jockeys

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Si les courses hippiques continuent de faire vibrer le fenua, la discipline doit désormais relever un défi majeur : former une nouvelle génération de jockeys. Sur les pistes, de jeunes passionnés commencent toutefois à prendre la relève.

Du haut de ses 4 ans et de ses 500 kg de muscles, Crush incarne déjà l’avenir des courses hippiques polynésiennes. Pour sa première saison sur les pistes, ce jeune étalon né à Tahiti, tente de se faire une place face à Hitimahana, champion incontesté de ces dernières années.

Son jockey et propriétaire, Chris Violet, croit au potentiel de son cheval : « Il a de très fortes qualités, ce cheval, qui sont différentes de celles de Hitimahana. Il a donc une très grande amplitude, il va chercher très loin dans son galop, ce qui est un avantage pour les lignes droites. Du coup, il faut qu’on travaille sur les points faibles : les virages. C’est un cheval beaucoup plus massif aussi que Hitimahana, donc plus lourd. Il faut juste qu’on s’adapte dans les entraînements et dans la stratégie de course. »

 

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Une adaptation qui a rapidement porté ses fruits : lancé à près de 60 km/h, le duo a remporté sa première course. Une victoire aussi exceptionnelle qu’inattendue, qui témoigne du potentiel de la discipline au fenua.

Mais pour assurer son avenir, le milieu hippique doit encore trouver et former de nouveaux jockeys. « Effectivement, pour la pérennité de ce sport, on est à la recherche de jockeys. Il y a une bonne vague de jeunes jockeys qui sont arrivés. Maintenant, il faut leur laisser le temps de se former, de progresser. Il y a des prérequis pour faire les courses, parce que c’est quand même contrôlé. C’est un sport dangereux, avec beaucoup de vitesse, mais on va y arriver. Il faut juste qu’on reste tous solidaires. »

Cette relève est notamment incarnée par Tehau Bonno. Jockey de mère en fille, elle consacre aujourd’hui une grande partie de sa vie à sa passion et développe, course après course, son esprit de compétition.

« Évidemment, j’aime gagner, ce qui n’a pas encore été le cas, mais j’espère aujourd’hui, peut-être. Mais vraiment, monter, c’est pour la relation avec le cheval, l’association en course, qui est vraiment indescriptible, que j’aime énormément. »

La jeune jockey encourage celles et ceux qui seraient tentés par l’aventure à franchir le pas, malgré les difficultés de la discipline.

« Ce qui est important, en fait, c’est de se lancer. On n’est pas parfait dès le début et c’est normal. Je suis encore en train d’apprendre, donc c’est normal, ça fait partie du jeu, justement. Mais vraiment, c’est important de se lancer. Certes, ça reste un sport difficile, que ce soit dans les relations humaines ou avec son cheval. »

Débutée au mois de mai, la saison des courses hippiques se poursuivra jusqu’en novembre. Il reste donc encore plusieurs occasions de découvrir ces chevaux et leurs jockeys, et peut-être de susciter de nouvelles vocations.

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