Rencontre avec Julien Anton, “Ocean photographer of the year”

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Un hippocampe en compagnie de deux juvéniles. C’est l’image qui vient d’être élue comme la plus belle photo sous-marine de l’année 2026, selon « l’Oceanographic magazine ». Le photographe Julien Anton installé à Tahiti est parvenu à capturer ce moment rare, dans les eaux de Moorea. Rencontre.

Avec sa forme étrange et sa tête qui rappelle un cheval, l’hippocampe et deux juvéniles ont émerveillé pendant un court instant Julien Anton.

Le photographe est parvenu à capturer cet instant hors du temps. Depuis quelques jours, le cliché fait le tour du monde.

 

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« Je ne connais pas tous les critères du jury. Comme pour toutes les images, il y a toujours un point très sentimental, très personnel. Je suis très content de l’histoire que raconte la photo parce que toute la recherche faite de mon côté est l’élément le plus important », sourit Julien.

Pour réussir le cliché, le photographe s’est renseigné ces dernières années auprès des pêcheurs, des biologistes et même des enfants, sur les sites susceptibles d’être des zones d’habitat pour des hippocampes.

Il a plongé pendant des heures, la nuit, à plusieurs reprises, le long du rivage entre Punaauia et Faa’a. Mais c’est à Moorea qu’il a saisi cette scène l’an dernier, dans les algues à 6 mètres de profondeur.

« Le but c’était d’immortaliser cette image-là. Initialement, simplement l’individu adulte. Et puis très rapidement, les petits sont arrivés derrière. Donc la scène était remarquable, incroyable, peu documentée même je dirais », souligne-t-il.

Avec cette photo, le passionné des baleines, de requins, et de tortues, a séduit l’œil du jury avec un animal inhabituel, au concours « Ocean photographer of the year ».  Une scène de la vie marine, rare à observer.

« J’avais l’hippocampe, l’adulte, le mâle, qui était dans les algues, donc en repos probablement ou en attente de nourriture, puisque c’était une photo de nuit. Finalement, il y a eu un peu de lumière, et j’ai vu arriver sur le côté quelques points blancs qui se déplaçaient (…) J’ai vu que c’étaient effectivement des bébés », ajoute Julien.

Le photographe espère que cette photo aura un impact. Il espère continuer à documenter la faune et la flore des eaux polynésiennes dans le but de sensibiliser le grand public à la fragilité des écosystèmes marins.

« Ce qui donne du sens à mes images, ce sont les futurs projets liés à la science. Donc pour pouvoir vraiment aller documenter tout ça, que ce soit les requins, les tortues sur l’île de Tetiaroa, les différentes espèces de coraux, c’est vraiment ce qui me tient à cœur pour le futur », dit-il.

En 2024, Julien Anton avait remporté le 2e prix du concours dans la catégorie « Fine arts » avec la photo d’un œil de requin nourrice. Depuis l’annonce des résultats du concours 2026, le photographe est sollicité par de nombreux médias internationaux.

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