Des images 3D d’une tumeur osseuse chez un chien, une précision qu’aucune radio classique ne pouvait offrir. « On passe au scan pour vérifier que le cancer n’est pas trop avancé, qu’on peut bien opérer sans intervenir sur un animal qui a déjà des métastases partout, explique le Dr Olivier Betremieux, vétérinaire et co-gérant. L’avantage, c’est vraiment de détecter les toutes petites métastases. Si le bilan du scanner est bon, alors on va en chirurgie. Les examens conventionnels, la radio ou l’échographie, ont des limites beaucoup plus hautes. »

Cas neurologique, traumatismes crâniens ou même examens sur des espèces protégées comme des tortues marines… les possibilités sont vastes. Mais pour faire arriver cette imagerie lourde au Fenua, il aura fallu 18 mois de travail et un investissement de 50 millions de Fcfp, financé à 100% par la clinique, sans aide ni défiscalisation. « Je suis allé en France plusieurs fois pour me former et puis après, je vais former la communauté. On a des radiologues vétérinaires en France qui nous interprètent les scanners. Moi je les interprète et je les fais relire par eux pour être sûr qu’on ait une bonne lecture et qu’on n’ait aucun faux diagnostic. »
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Pour alimenter l’appareil sans surcharger le réseau, la clinique s’est même équipée de ses propres batteries solaires. Limité pour l’instant à trois examens par jour, le scanner est ouvert à tous les vétérinaires de l’île pour offrir aux animaux du Fenua des soins de niveau humain.



