Tatutu : FO Justice dénonce l’attribution de cinq postes vacants à des agents non originaires de Polynésie

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L’antenne polynésienne de FO Justice s’est de nouveau mobilisée, ce jeudi matin, devant le centre pénitentiaire de Tatutu, à Papeari. Le syndicat réclame que les postes vacants au fenua soient prioritairement attribués aux agents ayant leurs attaches en Polynésie française et demande la révision des dernières décisions de mobilité.

Nouvelle mobilisation devant le centre pénitentiaire de Tatutu, à Papeari. À l’appel de l’antenne territoriale de FO Justice, plusieurs agents se sont réunis ce jeudi matin pour dénoncer les récentes affectations décidées par l’administration pénitentiaire.

Le syndicat s’insurge contre l’attribution de cinq postes vacants en Polynésie française à des agents originaires d’autres territoires. Il demande que les personnels disposant de leurs centres d’intérêts matériels et moraux (CIMM) en Polynésie soient prioritaires pour ces affectations.

 

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FO Justice réclame ainsi le réexamen des décisions de mobilité récemment publiées et une meilleure prise en compte des attaches familiales et territoriales des agents. Ses représentants évoquent également un climat social dégradé au sein de l’établissement.

« Sur cinq postes vacants en Polynésie française, on a cinq collègues non-originaires qui sont affectés ici. C’est pour ça qu’aujourd’hui, on vient ici pour dire que nous ne sommes pas contents, on ne comprend pas du tout » explique Karl Manutahi, secrétaire territorial de FO Justice.

Le syndicat rappelle que la députée Mereana Reid Arbelot a récemment interpellé le gouvernement sur la question du CIMM : « On a eu la réponse du ministre de l’Outre-mer qui représente le gouvernement, qui va apporter une attention particulière. On a pu rencontrer nos parlementaires, on a rencontré le haut-commissaire qui a été très bienveillant avec nous ».

Selon Karl Manutahi, l’ensemble des revendications a été présenté aux responsables de la DGAP, notamment la situation des cinq agents polynésiens en attente d’un retour au fenua. « Ils nous ont écoutés, ils nous ont entendus », assure-t-il.

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