La journée portes ouvertes du Rimap permet au grand public de découvrir l’ensemble des missions et métiers d’un régiment. Si les démonstrations de techniques de combats et les équipements de nouvelles générations attirent la foule, peu connaissent le volet social des services rattachés aux forces armées. À l’image de L’Office national des combattants et des victimes de guerre qui est en charge d’accompagner les pupilles de la nation. Sont concernés des enfants ou jeunes adultes dont un des parents, civil ou militaire, a été victime de guerre ou d’actes terroristes.
« On est pupille de la Nation et on l’est toute sa vie. C’est une mention qui est rajoutée sur le livret de famille et qui confère à cette personne ce statut, explique Laurence Hadj, directrice du service territorial de l’Office national des combattants et des victimes de guerre. Il est accompagné tout le long de sa vie par l’office. Il a un titre, une carte de pupille de la Nation. »
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Un accompagnement qui se traduit par une prise en charge morale et éventuellement pécuniaire, sous la forme d’une indemnité trimestrielle entre 25 000 et 100 000 Fcfp par enfant, selon les revenus de la famille. Créé en 1917, ce statut de pupille de la nation est en quelques sortes à l’origine du Loto. « Ceux qu’on a appelé les gueules cassées, pour leur venir en aide, il y a eu la création des lotos qui étaient portés par des associations. Aujourd’hui, les associations continuent à recevoir ce qu’on appelle des royalties et c’est ce qui leur permet d’œuvrer dans le champ de l’insertion. »
Si les blessures physiques ont été le premier déclencheur de cette prise en charge, les forces armées travaillent aussi depuis 20 ans au soutien des militaires et de leurs familles victimes de blessures psychologique.
« Il y a eu de grosses améliorations, estime la colonelle Léopoldine, médecin en chef des forces armées en Polynésie. On peut remonter jusqu’à à peu près 35 ans avec la guerre du golfe qui a été les premiers symptômes, les premiers moments. On a vraiment parlé effectivement de ce qu’on appelle aujourd’hui le trouble psychique post-traumatique.«
En Polynésie une vingtaine d’enfants ont obtenu le statut de pupille de la nation et une quarantaine d’anciens combattant souffriraient de séquelles post-traumatiques.



