Polyhandicap dans les îles : la Fraternité chrétienne déploie son équipe mobile

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Ils accompagnent les personnes en situation de polyhandicap depuis l’enfance, et pourront maintenant intervenir dans les îles. La Fraternité Chrétienne a lancé une équipe mobile pour aller aux Marquises, aux Australes et aux Tuamotu.

Ils sont 240 jeunes en situation de polyhandicap à être accompagnés tout au long de leur vie par la Fraternité chrétienne. Parmi eux, une centaine se trouvent dans les îles. Souvent isolés et sans structure adaptée, ils sont obligés de quitter leur foyer plusieurs fois par an pour leur suivi médical. « On est obligé de venir ici. C’est toute une organisation, souffle Tairua Mylen, maman. On a toujours vécu autour de mon fils. Moi je suis de Bora-Bora. C’est vrai qu’il y a un centre mais il n’est pas encore adapté à mon fils. On se sent seule sur l’île, on ne va pas se mentir.« 

Si les familles ne peuvent pas venir jusqu’à Tahiti, les médecins iront à eux : une équipe mobile pour les îles a été créée il y a deux ans. Jusqu’à présent limité à Raiatea et Moorea, le dispositif s’est étendu aux autres îles. « Le but c’est de permettre un accès en fait aux soins de rééducation, aux suivis d’appareillage à des enfants qui ne pourraient pas facilement venir sur Tahiti, explique le docteur Alice Cartier, médecin MPR à la Fraternité chrétienne. Sur Raiatea, là, j’y vais sept semaines, on va avoir entre 15 et 20 patients environ sur trois jours. »

 

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Un déplacement peut coûter cher aux familles des îles. Les visites des équipes mobiles sont donc un soulagement.

Une opération plus économique également pour la CPS, en charge des evasan. Pour Romain Pinel, attaché de direction de la Fraternité chrétienne, « le fait de pouvoir se déplacer au plus proche des domiciles des jeunes que nous accompagnons, c’est une solution qui relève un peu de l’équité aussi territoriale, de se dire que ce n’est pas parce qu’on est nés aux Marquises ou aux Australes qu’on n’a pas le droit d’avoir un accompagnement comme les jeunes à Tahiti ».

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