« Les Marquisiens attendent ce projet depuis longtemps. Cette fois, l’étude ne s’arrête pas à la piste. Elle regarde aussi la route, l’eau, les déchets, la santé, l’hébergement. Les Hakaiki disposent désormais des mêmes éléments que le gouvernement, puis ce sera au tour de la population. Rien ne se décidera sans les Marquisiens », a déclaré Moetai Brotherson, cité dans un communiqué de la Présidence.
Le premier projet « ferait de Nuku Hiva un aéroport international ». « Un nouveau terminal accueillerait un vol direct hebdomadaire vers Honolulu, en plus de treize liaisons par semaine avec Tahiti », explique la Présidence. Les travaux sont évalués entre 6 et 10 milliards de francs avec un coût de fonctionnement de l’ordre de 600 millions de francs par an.
Mais ce scenario permettrait la venue d’environ « 16 800 passagers supplémentaires (…) chaque année, avec une cinquantaine d’emplois à la clé ».
La deuxième option propose le deploiement « des jets régionaux ». « Le vol vers Tahiti passerait ainsi de 3 h 15 actuellement à 2 h 15, ce qui faciliterait les correspondances avec les vols internationaux. Ces appareils pourraient aussi servir sur d’autres lignes, en Polynésie comme dans la région Pacifique », souligne la Présidence qui évalue le coût de l’adaptation des pistes et des aérogares à 1,2 milliards de francs.
Le troisième scénario table sur une conservation de l’ATR, « mais avec davantage de vols ». « Dix-sept vols par semaine depuis Tahiti, aux horaires calés sur les vols internationaux, seraient possibles dès maintenant, sans investissement notable. Le temps de vol, lui, ne changerait pas », précise la présidence. Les deux dernières options « apporteraient chacune 13 200 passagers de plus par an (…), dans l’hypothèse d’un doublement du nombre de touristes ».
Si un « aéroport international est techniquement réalisable », selon l’étude, la Présidence explique que « l’archipel n’est toutefois pas encore équipé pour recevoir un flux important de visiteurs » : « Hébergement, eau potable, assainissement, gestion des déchets, énergie, santé, sécurité, routes : ces équipements restent à construire ou à renforcer ».
Pour présenter les projets à la population, une réunion publique est prévue, ce vendredi après-midi à Vainaho.



