Dans un nouveau courrier adressé à la mairie de Takapoto, et envoyé aux medias, à la direction de l’Environnement et au tribunal, l’association SCATahiti se dit « surprise et préoccupée » par le silence de la commune.
« Depuis nos premiers signalements, plusieurs autorités ont été alertées, notamment la Diren, l’OCLAESP en Polynésie française et en métropole, ainsi que le procureur de la République. La gendarmerie de Tahiti nous a également contactés et nous a informés qu’une enquête allait être ouverte. Pourtant, à ce jour, nous n’avons reçu aucune réponse de votre part, alors même que vous avez été mis en copie de nos différents échanges. »
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Deux chiens ont été retrouvés morts sur l’atoll, dont l’un décapité, il y a quelques jours. Fany, une habitante à l’origine de la découverte macabre, a rendu l’affaire publique, avec l’aide de la SCATahiti. Depuis, l’association dit recevoir « de plus en plus de témoignages et de messages inquiétants. Certaines personnes évoquent la possibilité que l’un des chiens ait été pendu avant d’être tué pour être consommé. Nous tenons à préciser qu’il s’agit d’informations qui nous ont été rapportées et qui devront être vérifiées par les enquêteurs. »
« Plus inquiétant encore, plusieurs personnes nous décrivent un véritable climat de peur et de silence sur votre atoll, indique l’association. Des habitants auraient peur de parler, peur de témoigner et peur des représailles. Nous avons même été bloqués par des groupes privés d’habitants de Takapoto lorsque nous avons tenté de sensibiliser la population à ces actes de cruauté. »
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Interrogé il y a quelques jours par TNTV, le premier adjoint au maire Mack Maheahea, regrettait que l’affaire ait été étalée sur les réseaux sociaux. « Par rapport au chien qui a été décapité, la gendarmerie m’a appelé. Avant de publier, elle (Fany, NDLR) aurait dû nous appeler comme la dernière fois (le 6 septembre, NDLR). Il y avait un chien mort chez elle au bord de mer. Finalement, nous avons demandé à nos représentants là-bas de récupérer le chien et l’enterrer. »
« Nous ne cherchons absolument pas à accuser l’ensemble de la population de Takapoto. Nous savons parfaitement que des habitants sont eux aussi bouleversés par ces actes. Mais le silence des autorités locales face à une telle barbarie nous interpelle profondément », déclare l’association.
Interrogé il y a quelques jours, Mack Maheahea expliquait vouloir faire la lumière sur cette affaire. Le premier adjoint est allé à la rencontre de la population. Il a expliqué vouloir coopérer avec les associations de protection animale. Mais la SCATahiti regrette de n’avoir pas reçu de réponse directe à ses solliciations.



