Aéroports, tarifs : les grandes lignes du schéma directeur du transport aérien interinsulaire 2026-2036

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Le gouvernement précise son projet de schéma directeur du transport aérien interinsulaire pour les dix prochaines années. Un texte qui doit servir de cadre au renouvellement de la délégation de service public (DSP) et qui prévoit notamment une évolution de la desserte des îles éloignées et des tarifs résidents. Coût prévisionnel : 48 milliards de Fcfp jusqu'en 2036, hors aéroport de Tahiti-Faa’a.

Réuni en conseil des ministres, le gouvernement a présenté, ce mercredi, son projet de délibération portant sur le schéma directeur du transport aérien interinsulaire pour la période 2026-2036. Un document qui doit fixer les orientations du Pays pour les dix prochaines années et servir de base au renouvellement de la délégation de service public (DSP) chargée de la desserte des îles éloignées.

Moetai Brotherson avait annoncé la couleur en juin dernier, avant que la DSP d’Air Tahiti ne soit prolongée d’un an : l’exécutif ne « figera » pas pas le système actuel, jugé « perfectible » , et lancera son appel d’offres selon des critères revisités.

 

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« Construit avec les compagnies aériennes, les gestionnaires d’aéroports, les communes et les services du Pays« , ainsi qu’avec « les secteurs de la santé, de l’éducation et du tourisme » , précise le gouvernement, le projet s’articule autour de cinq objectifs.

Le gouvernement indique que la future DSP devra prendre en compte les évacuations sanitaires, le transport scolaire et le développement touristique. Côté désenclavement, le schéma prévoit au moins 1,5 vol par semaine vers les atolls peu peuplés des Tuamotu de l’Est. Le plafond des tarifs résidents doit également être revu pour les îles les plus éloignées.

Pour faciliter les évacuations sanitaires nocturnes, des balises lumineuses portatives sont envisagées sur certains atolls.

Côté infrastructures, le projet fixe un objectif de capacité de 2,5 millions de passagers par an à l’aéroport de Tahiti-Faa’a à l’horizon 2036. Les infrastructures de Bora Bora, Raiatea et Rangiroa doivent également être mises à niveau. Aux Marquises, l’aéroport de Nuku-Hiva pourrait accueillir des vols internationaux d’ici 2034, dans le cadre du projet « Destination Marquises ».

Le gouvernement prévoit aussi de renforcer la formation des personnels navigants et des techniciens aéronautiques. La création d’un centre de maintenance des avions commun aux compagnies figure parmi les orientations du schéma.

La mise en œuvre sera suivie par un comité de pilotage réunissant plusieurs ministères et par un observatoire chargé de rassembler les données du secteur. Deux évaluations externes sont programmées, en 2031 puis en 2036.

Le coût prévisionnel de l’ensemble est estimé à 48 milliards de Fcfp sur dix ans, hors aéroport de Tahiti-Faa’a. Cette enveloppe comprend notamment le financement de la DSP et pourra être ajustée au fil des budgets annuels du Pays.

Le projet doit désormais être soumis pour avis au Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC), avant d’être transmis à l’Assemblée de la Polynésie française pour approbation.

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