Premiers rassemblements, premières consignes et découverte de la vie militaire d’un régiment. À Arue, 32 jeunes Polynésiens ont franchi, ce mercredi, une étape : celle de leur engagement volontaire au sein du Régiment d’infanterie de marine du Pacifique – Polynésie (RIMaP-P).
Vaimiti, l’une des arrivantes, a signé avec fierté son contrat. Elle intègrera le service santé des armées. « Cela concerne tout ce qui est préparation aux produits de santé. On doit faire les livraisons entre toutes les armées », dit-elle.
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Cette journée d’intégration marque officiellement le lancement du Service national volontaire en Polynésie française. Visite médicale, signature de son contrat, et récupération de son uniforme, Anaïs rejoint l’Armée avec la volonté de se former dans la logistique. Elle marche sur les pas de ses deux frères, réservistes. « C’est grâce à eux que je suis là, ils m’ont orientée et poussée à être là aujourd’hui », sourit la jeune femme.

Près de 30 ans après le service militaire, ces jeunes ont choisi de faire partie des 3000 appelés pour la première promotion du Service national volontaire. Oariiterai a déjà connu le RSMA. Il connaît donc déjà les codes militaires et songe à une éventuelle carrière dans l’Armée « Peut-être que dans les années à venir, je m’engagerais en France, mais avant je voulais essayer un service plutôt ‘soft’, ici, en Polynésie », explique-t-il.
Les jeunes appelés vont dans un premier temps suivre une formation militaire initiale. Un passage obligé d’une durée d’un mois, avant de pouvoir participer aux différentes missions du régiment à Arue, mais aussi dans les îles lors des missions Taamuraa.
« La mission principale du régiment, c’est être capable d’intervenir en tout temps, et en tout lieu, au profit de la population », souligne le colonel Dorian Pauchet, le chef de corps du RIMaP-P.

Catastrophes naturelles, missions auprès des populations, sécurité des emprises militaires, les futurs soldats seront progressivement formés pour pouvoir épauler leurs frères d’armes sur le terrain. « Avec les cadres, nous sommes là pour les accompagner, les encadrer et les faire progresser », indique l’adjudant Tetuanui.
À l’issue de leur Service national volontaire, plusieurs horizons s’offrent à eux. Ils auront l’opportunité de poursuivre leurs carrières dans l’armée de Terre, intégrer la réserve opérationnelle, ou bien retrouver la vie civile.



