Le CHPF est au bord de la saturation et manque de médecins. Face à cette situation, l’opposition a interrogé le gouvernement sur sa politique d’attractivité pour le secteur de la santé en Polynésie, lors de la première séance de la session extraordinaire planifiée ce mardi.
Côté Tapura, Lana Tetuanui estime que la Polynésie a la légitimité pour agir. « Les compétences aussi bien de l’emploi, du travail et de la santé sont de la compétence de la Polynésie française. Nous avons tout à fait la légitimité, pourquoi pas, de créer un statut, une fonction publique hospitalière, comme ce qui existe en métropole aujourd’hui » , propose-t-elle.
Le ministre de la Santé, Cédric Mercadal, affirme que cette réforme est déjà prévue. Il précise que la mise en place se fera en plusieurs phases. « Dans un premier temps, on va travailler sur les catégories d’emploi. C’est le plan qu’on a avec la ministre de la fonction publique. Dans un deuxième temps, on va voter les établissements publics de santé, qui permettront plus de modularité dans le fonctionnement des établissements. Et puis dans un troisième temps, on travaillera sur une fonction publique de santé, qui nous permettra de trouver une certaine autonomie, voire une petite indépendance dans la fonction publique » .
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Le recrutement de médecins étrangers « à l’étude »
La question du recrutement de médecins étrangers, chère à Oscar Temaru, a également été abordée. « Puisque nous avons la compétence en matière de santé. Le problème est vite réglé. Nous avons deux Pays – où recruter des médecins, ndlr – et nous pouvons dores et déjà prendre une décision. Fidji, en premier lieu et Cuba en second plan. Mais nous n’en voulons pas sous prétexte que notre statut ne le permet pas. Modifions alors le statut ! » , réclame le président du Tavini Huiraatira a déclaré.
Un sujet « prévu » et « dans le plan de charge » , répond Cédric Mercadal. Il ajoute : « On va essayer de faire comme les Calédoniens, pouvoir recruter à l’étranger, mais il faut recruter en bonne connaissance des diplômes étrangers aussi, et faire en sorte de donner la meilleure qualité des soins à nos patients » .
Pour le groupe des non-inscrits, cette idée n’est plus d’actualité. Nicole Sanquer explique : « On a un problème d’attractivité au niveau de notre personnel soignant, et c’est ce qui provoque aussi toutes ces difficultés de nos structures de santé. Oscar Temaru est enfermé dans son passé, et aujourd’hui, faire venir des médecins de l’extérieur, déjà qu’on n’arrive pas à en faire venir de France… Je pense qu’on raconte les mêmes histoires depuis des années » .
Autant de questions qui devraient revenir dans les débats lors de la préparation du prochain budget.