Rapport de la CTC sur la gestion de l’Assemblée : Antony Géros avance ses réponses

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Antony Géros répond aux observations de la Chambre territoriale des comptes. Déplacements des élus, budget de l’Assemblée et recrutements, le président de la troisième institution du Pays justifie ses décisions. Il est également revenu sur son déplacement à l’ONU et les prochaines discussions avec l’État sur l’avenir institutionnel du fenua.

Entouré de ses collaborateurs, ce vendredi, le président de l’Assemblée Antony Géros a réagi au rapport de la Chambre territoriale des comptes, publié le 28 septembre dernier. Il prend acte des neuf recommandations, notamment celles concernant les déplacements internationaux des élus en classe affaires. Une pratique héritée, selon lui, de ses prédécesseurs.

« On s’est inspirés d’une décision qui a été prise par nos aînés, donc on n’a pas repris une nouvelle décision pour changer les choses. Et on leur a quand même demandé ‘comment vous vous êtes positionnés pour prendre cette décision?’ . Ils nous ont dit qu’ils se sont inspirés (…) de l’Assemblée nationale et le Sénat. On n’a pas fait différemment de ce qui est fait actuellement au niveau institutionnel national », explique-t-il.

 

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Antony Géros n’exclut pas de revoir ces conditions de voyage selon la durée des vols. Autre point soulevé par la Chambre, la légitimité de ces déplacements au regard des missions de l’Assemblée. Sur ce sujet, le président s’appuie sur l’avis de son déontologue.

« Nous avons un déontologue qui nous a apporté une réponse différente en disant qu’à partir du moment où vous avez pris une résolution, il n’y a pas de raison que la mission qui est initiée dans le cadre de cette résolution ne rattache pas les élus à l’opportunité d’effectuer les diligences qui vont avec cette résolution, notamment se présenter à l’ONU pour pétitionner devant l’Organisation des Nations Unies », souligne-t-il.

L’assemblée ayant une dotation de plus de 2,4 milliards de Fcfp en 2025 et un excédent de 1,7 milliard, la Chambre s’interroge sur les besoins réels de dotation financière de l’institution. Antony Géros précise que ces réserves sont prévues pour un futur achat immobilier et des recrutements nécessaires au fonctionnement de l’Assemblée.

« Actuellement, nous avons les commissions législatives, nous avons les commissions d’enquête, les missions d’information et nous venons de créer une commission spéciale en charge du contrôle financier, nous avons la CCBF (commission de contrôle budgétaire et financier). Pour faire tourner toutes ces commissions-là, on a toujours le même personnel permanent. À partir du moment où on va créer plus de besoins en termes de commissions à mettre en œuvre, il va falloir recruter du personnel », précise-t-il.

Antony Géros est également revenu sur son déplacement à l’ONU. Satisfait du travail des pétitionnaires, il souhaite désormais avancer avec les groupes politiques pour préparer les discussions avec l’État. « Sous quinzaine, chaque groupe doit restituer les intentions politiques de leurs instances et à ce moment-là, je vais rédiger une lettre consensuelle sur la réponse que l’institution va apporter à l’État. Et c’est là qu’on saura d’abord quel calendrier on va retenir, où cette discussion va devoir se faire, quelle sera la composition du comité qui va se mettre en place pour ces discussions et quelles seront les thématiques de ces discussions », annonce-t-il.

Des discussions qui pourraient aussi associer la société civile, notamment à travers le CESEC. Quant à la pétition lancée par Oscar Temaru, Antony Géros reste réservé. « C’est plus une biographie qu’une véritable pétition, mais on en discutera », évacue-t-il.

Reste à savoir si ces échanges aboutiront avant les prochaines séances présidentielle et législatives, susceptibles de rebattre les cartes politiques en métropole et de modifier les relations entre le fenua et l’État.

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