Les parlementaires du Pacifique unis à Tahiti face aux défis de la région

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Pour la première fois, l'Assemblée interparlementaire du Pacifique se réunit à Tahiti. Créée l'an dernier, elle rassemble parlementaires, délégations et observateurs autour d'une même ambition : renforcer le dialogue régional et faire davantage entendre la voix du Pacifique face aux grandes puissances.

Quatre jours après le Forum des îles du Pacifique, où 18 dirigeants ont débattu des enjeux de la région, les représentants de cette Assemblée interparlementaire du Pacifique veulent envoyer un message à ces derniers. « Nous pensons que la structure interparlementaire est celle qui permet de faire coexister un dialogue pacifié, estime Antony Géros, président de l’Assemblée de la Polynésie et de l’Assemblée interparlementaire du Pacifique. Au niveau de l’exécutif, ce n’est pas possible, c’est difficile. Mais par contre, nous, on peut le faire. »

Si la région du Pacifique attire de plus en plus l’attention des grandes puissances, l’Assemblée interparlementaire souhaite imposer sa voix et sa présence dans le débat international. « Que ce soit par l’Amérique, que ce soit par la Chine, que ce soit par les pays d’Europe, on ne veut pas se faire instrumentaliser. On est chez nous ici, on a une voix à porter, on doit défendre notre pré carré et c’est comme ça que ça doit être entendu. »

 

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L’Assemblée interparlementaire revendique un bassin de plus de 30 millions d’habitants, réparti sur une surface équivalente à la Chine, Etats-Unis et Europe réunie. Autant d’atouts qui permettent à ses membres d’appréhender les enjeux que ces territoires du Pacifique doivent affronter. « Aujourd’hui, nous devons évidemment faire face à de nouveaux défis, rappelle ‘Alipate Tu’ivanuavou Vaea, président du bureau de l’Assemblée interparlementaire du Pacifique par intérim et président de l’Assemblée législative de Tonga. Le changement climatique, mais aussi l’approvisionnement en pétrole et en énergie des îles éloignées, qui est devenu une question majeure pour les petits Etats et territoires insulaires. C’est pour cela que nous sommes réunis ici. »

Les discussions se poursuivront jusqu’au 11 décembre. D’autres pays ont d’ores et déjà fait parvenir des demandes pour intégrer cette nouvelle institution.

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