AHIP dénonce l’utilisation du Port Autonome pour financer la flotte d’Air Moana

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Dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux du parti A Here Ia Porinetia, le représentant Nuihau Laurey critique le fait que le gouvernement ait fait appel au Port Autonome de Papeete pour contribuer à la défiscalisation d’avions au bénéfice de la compagnie Air Moana. L’élu, qui y voit « une subvention déguisée », dit avoir saisi le haut-commissaire et adressé un courrier aux magistrats de la Chambre Territoriale des Comptes.

Dans cette vidéo publiée ce vendredi, Nuihau Laurey s’arrête sur ce sujet qui « a choqué beaucoup de personnes » : « le fait que le gouvernement utilise un établissement public, le Port Autonome, pour financer l’achat d’avions par une compagnie privée, Air Moana ».

« On pensait que c’était une fake news, mais non », raille le représentant non-inscrit pour qui cette initiative « vient contourner deux décisions de justice du tribunal administratif et de la cour de l’appel de Paris qui ont confirmé l’illégalité de l’aide (…) octroyée par le Pays à Air Moana ».

 

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« Le problème (…) c’est le fait qu’un établissement public qui n’a rien à voir avec le secteur aérien décide de remplacer le Pays pour financer l’achat de nouveaux appareils (…) Il y a aussi, de notre point de vue, un détournement de procédure », ajoute Nuihau Laurey.

Il précise avoir saisi les services du haut-commissariat pour qu’ils examinent « ce sujet et éventuellement défèrent cette décision devant le tribunal administratif ». Mais aussi avoir adressé un courrier à la CTC quant à l’utilisation de ces « fonds publics ».

« La défiscalisation n’a pas été mise en place pour permettre au gouvernement d’utiliser un établissement pour aider une société privée », poursuit l’élu évoquant de surcroit un « contexte de concurrence avec Air Tahiti ».

« De notre point de vue, on est dans une subvention déguisée », dit-il encore avant de s’interroger sur la « gestion du transport aérien » par le gouvernement qui n’a pas « de boussole ».

« Ce sujet montre bien aussi, (…) que sur beaucoup de points la minorité (…) n’est pas du tout d’accord avec les choix qui sont faits par le gouvernement (…) Le vrai sujet qui se pose aujourd’hui c’est : ‘Est-ce que le gouvernement peut continuer à gouverner sans majorité ?’ (…) Est-ce qu’on va continuer comme ça pendant deux ans ou est-ce qu’il ne vaut pas mieux, comme nous l’avons suggéré, raccourcir le mandat de l’Assemblée et procéder à de nouvelles élections ?», conclut Nuihau Laurey.

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