Le 29 septembre 2025, l’équipage de l’ATR du vol VT807 a dû faire face à un incident alors qu’il s’apprêtait à poser l’appareil sur la piste de Nuku Hiva.
« A environ 80 ft de hauteur -environ 24 mètres, NDlR-, la copilote » a ressenti « un blocage du manche l’empêchant de pousser ». « Pendant une dizaine de secondes, elle » a appliqué « des efforts à piquer sans que cela affecte la position du manche, de la gouverne de profondeur et l’attitude de l’avion », écrit le BEA dans son rapport final.
« Le système de découplage des commandes de vol (PUM), permettant de séparer les commandes de la profondeur entre les côtés copilote et commandant de bord a été activé par les efforts à piquer de la copilote. Le système PUM a ainsi fonctionné conformément à ses spécifications et ce pour quoi il a été conçu, à savoir un blocage des commandes. Il a permis à l’équipage de contrôler l’avion lors de la remise de gaz jusqu’à l’atterrissage réalisé sans difficulté par la copilote », indique celui-ci qui précise que l’équipage a « réagi de manière appropriée ».
Des inspections ont été réalisées dans la foulée sur « l’ensemble de la chaîne de commande de la profondeur ». Des « nids d’oiseaux » ont finalement été détectés, mais aucune autre « anomalie n’a été rapportée ».
« Air Tahiti a relevé plusieurs nids ou matériaux de nidification sur plusieurs avions (…) à l’intérieur de la dérive, notamment au niveau de passage des bielles de commande de la profondeur. La présence d’éléments de nidification dans certaines zones de l’avion est un phénomène parfois observé par les exploitants et constructeurs aéronautiques », poursuit le BEA.
Des essais ont donc été réalisés pour déterminer « la possibilité de blocage de la commande de profondeur par des matériaux de nidifications à l’intérieur de la dérive ». Mais ils « se sont révélés non concluants ».
L’enquête n’a par conséquent « pas permis de déterminer la cause » de l’incident, a conclu le BEA.
Le rapport du BEA :



