Décès de deux pêcheurs à Huahine : « On pense qu’ils travaillaient un gros espadon »

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Au lendemain de la mort de deux pêcheurs au large de Huahine, Ralph Van Cam, le président du syndicat Rava'ai Mau, revient sur les circonstances du drame. Bien que ses circonstances ne soient pas encore connues, il suppose que les trois hommes « travaillaient un gros espadon » avant de tomber en mer. « On ne comprend pas comment ça a pu se passer », ajoute-t-il : « ça fait mal de voir que des anciens puissent partir comme ça ».

Dans le monde de la pêche, comme pour l’ensemble de la Polynésie, le drame qui s’est joué à Huahine ce week-end a marqué les esprits. Selon les informations dont il dispose, Ralph Van Cam estime que les trois pêcheurs avaient ferré une lourde prise.

« Il n’y a que des suppositions (…) Mais vu les conditions quand on a retrouvé le bateau, on pense qu’ils ont sûrement travaillé un gros espadon. Il y aurait aussi eu du nylon dans l’hélice », dit-il.

« C’est toujours mieux de partir à deux. Et même à trois, il peut quand même arriver des choses. Ça nous paraît vraiment incroyable, et un peu dur aussi, que tous les trois se sont retrouvés dans la mer. On ne comprend pas comment ça a pu se passer », ajoute-t-il.

Pour Ralph Van Cam, seul l’unique survivant pourra « apporter des éléments » de réponses.

Pour lui, il n’y a vraisemblablement pas eu de défaut de sécurité. Mais il s’interroge sur une éventuelle obligation du port d’un gilet de sauvetage pour les pêcheurs.

« Peut-être qu’à l’avenir, avec ce qu’il s’est passé, certains vont peut-être prendre conscience que c’est préférable de mettre un gilet », souligne-t-il, « mais c’est vraiment très rare de tomber à l’eau comme ça, parce que la plupart du temps, on est dans le cockpit »

Il évoque aussi la possibilité d’équiper les bateaux alimentés au diesel de coupe-circuit comme c’est le cas pour les embarcations à essence.

« La mer, c’est comme ça. Il y a toujours des accidents malgré qu’on soit équipé (…) On est quand même assez fourni en matériel de sécurité (…) et on a des bons bateaux (…) On prend quand même des risques et on en est conscient. Les professionnels font attention », assure le président du syndicat Rava’ai Mau.

Un homme peiné par la perte de deux de ses amis, dont l’un qu’il connaissait depuis « plus de 30 ans » : « Ça fait mal, parce que ce ne sont pas des novices dans la pêche (…) Et ça fait mal de voir que des anciens comme ça puissent partir comme ça ».

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